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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

A New Order Tribute

CEREMONY

24 Hour Service Station

samedi 11 décembre 2010, par Nicolas Pelletier

(1/5) Cette compilation de reprises de New Order ne contient pas de grands moments glorieux. Plusieurs versions des groupes présents sur ce projet s’en tiennent à des versions sans charme ou sans panache. On a l’impression que plusieurs sont débutants. C’est dommage parce que l’album est un projet de levée de fonds pour la fondation de Tony Wilson l’un des fondateurs de l’étiquette Factory Records, décédé en 2007.

Le Ceremony de Yes But No regorge de guitares saturées mais gâche tout avec une voix de gamine frôlant le Mickey Mouse. La version de Dream Attack de Kites with Lights est cimentée dans les années 80 avec tout ce que cette époque avait de mauvais : claviers atroces, boîte rythmique bas de gamme, guitare acoustique synthétique, petite voix masculine vaporeuse… Sur Blue Monday, dont la mélodie est tellement accrocheuse que n’importe qui pourrait bien la livrer, Rabbit in the Moon a choisi la voix de robot et un rythme binaire on ne peut plus simplet. Le résultat pourrait être défendable sur une piste de danse. Trop souvent sur ce disque, on a affaire à des musiciens de second ordre, comme les faibles chanteurs que sont Pocket (avec un Sub-Culture fade), qui s’emprisonnent dans le moule 80 à la Pet Shop Boys.

Bref, un album à éviter complètement sauf pour l’excellente version de World par Solo Gigolos UK, plantée seule au milieu de ces navets. Avec de la guitare rythmique à la sauce indie rock et la craquante voix de leur chanteuse, ce morceau est le seul à être intéressant parmi les 18. Quoique la reprise, simple mais éfficace des Cloud Room fait aussi le boulot. Autrement, c’est un album décevant que même les fans finis de New Order auront de la difficulté à adopter.

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