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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Tall Hours in the Glowstream

COTTON JONES

Suicide Squeeze

mardi 28 septembre 2010, par Éric Dumais

(3.5/5) Lorsque l’on pense à Cotton Jones, une formation originaire de Baltimore, aux États-Unis, il est dur de ne pas se surprendre à rêvasser et à imaginer, dans un excès de nostalgie peu habituel, à quel point il serait agréable pour nos oreilles de réentendre Nancy Sinatra et Lee Hazlewood à notre époque, seulement l’espace d’un instant. C’est par un heureux hasard, grâce à leur nouvel opus Tall Hours in the Glowstream, ce charmant prédécesseur à leur premier effort Paranoid Cocoon (2009), que cette pensée si saugrenue s’est par miracle matérialisée devant mes yeux.

La formation Cotton Jones, formée par Michael Nau et Whitney McGraw, est une découverte très appréciable en cette période de l’année. L’été tire finalement à sa fin et déjà l’automne se pointe à l’horizon. Quelle sensation agréable que d’écouter les deux voix magnifiques de la paire Nau-McGraw ! Leur chant respectif nous chatouille les tympans, pendant que les mélodies, d’une douceur inégalée, nous susurrent de magnifiques notes d’orgue et de guitare acoustique à l’oreille.

À proprement parler, le second opus de Cotton Jones suit un peu la direction empruntée par les deux musiciens sur leur premier effort, l’imposant Paranoid Cocoon. Alors que l’un était plus psych-pop 60’s, l’autre est d’emblée plus axé sur l’indie-pop à tendance folk, avec cependant le regard tourné vers le passé. Et le changement, aussi subtil soit-il, est d’autant plus appréciable ! En effet, l’opus démarre avec Sail of the Silver Morning, une pièce où l’on reconnaît l’influence des années 1960, et au sein de laquelle la voix de Michael Nau résonne comme un cri lâché en pleine nature. La rythmique est lente, sans être trop endormante, et l’orchestration (orgue, clavier, batterie, percussions), parfaite. Sans aucun doute, la meilleure chanson de l’album est Somehow to Keep it Going : le refrain est entraînant, les voix confondues de Nau-McGraw à faire frissonner, et l’orchestration, simple mais toujours juste.

Pour un album indie-pop folk à tendance 60’s, Tall Hours in the Glowstream est une référence en la matière. Il se savoure avec délectation, même que c’est un opus à dévorer en une seule bouchée !

- Desc. : Indie-pop folk 60’s
- R.S.V.A. : Dean & Britta, She & Him, The Tallest Man on Earth

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