[] [] [] [] [] []

SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

Accueil du site > Musique > C > CLIENTELE, THE

Bonfires On The Heath

CLIENTELE, THE

Merge

jeudi 11 février 2010, par Éric Dumais

(4/5) Le groupe britannique The Clientele nous avait laissés en 2007 totalement bouche bée devant leur étonnant God Save The Clientele. Puis, voilà qu’à peine deux ans plus tard, ils nous reviennent avec Bonfires On The Heath, un tout nouvel album haut en couleur qui promet un vent de nostalgie aux mélomanes des temps modernes.

Nouveau son ? Nouveau style ? Au contraire, The Clientele s’est donné comme défi de replonger dans leurs bonnes vieilles racines dream pop pour nous concocter un opus savoureux et voluptueux. Et qui dit retour en arrière, dit The Violet Hour (2003), leur deuxième et meilleur album. Pour ceux qui sont habitués au son moderne des Clientele, rassurez-vous, le changement est subtil et l’on s’habitue rapidement, même que l’on apprend davantage à en apprécier les premiers albums. Car Bonfires On The Heath est leur 6e en carrière, depuis les langoureux et psych-pop Suburban Light (2001), The Violet Hour (2003), Strange Geometry (2005), God Save The Clientele (2007) et That Night, A Forest Grew (2008).

Bonfires On The Heath est marqué par la prestation extraordinaire de Mel Draisey au piano et au violon. La présence de cette dernière apporte une touche d’originalité et d’ardeur qui était moins présente sur les précédents albums. Sans oublier la voix enchanteresse d’Alasdair MacLean qui, dès les premières notes d’I Wonder Who We Are, s’empare de nos tympans alors que nous flottons déjà, comme dans un songe d’une nuit d’été, à la recherche de nos souvenirs anciens et de nos rêves envolés. L’ambiance générale de l’opus, comme je l’ai mentionné précédemment, est à la sensualité et à la délicatesse. Nous sommes transportés de ballade en ballade vers des chansons aux rythmiques lentes, presque somnolentes, mais auxquelles nous sommes déjà habitués avec The Clientele. La pièce d’ouverture est d’emblée ultra pop, parsemée par-ci par-là de « pa pa la, pa pa pa pa pa la » qui apportent encore plus de rythme à une guitare déjà fort énergique. Puis, le ton se radoucit avec la chanson éponyme de l’album, une douce mélodie pour romantiques avertis. Vers le milieu de l’ensemble, la chanson Sketch rock un peu plus la baraque, avec un rythme de guitare accéléré et une voix murmurée, à un point tel que l’on peine à reconnaître la formation de Londres.

The Clientele a concocté un opus original et savamment composé qui incite à la détente et à la relaxation. Si vous désirez l’apprécier davantage, allongez-vous doucement dans votre baignoire avec une coupe de vin rouge à votre portée et fermez les yeux.

- Desc. : Dream pop/Indie rock
- R.S.V.A. : The Twilight Sad, Camera Obscura, Galaxie 500

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0