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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Heaven On Speed Dial

CHINESE STARS, THE

Anchor Brain

dimanche 21 mars 2010, par Éric Dumais

(4/5) La formation The Chinese Stars, de Rhode Island aux États-Unis, est encore bien peu connue de la scène musicale indépendante, mais avec la sortie de leur nouvel album le 13 octobre dernier, il est à peu près certain qu’ils vont conquérir un public beaucoup plus diversifié dans les années à venir.

Intitulé Heaven On Speed Dial, ce deuxième effort des Chinese Stars est un monument de la musique noise rock et deviendra peut-être même d’ici peu le principal emblème de ce genre musical pour le moins particulier. La formation américaine n’a pas trop dérogé du travail qu’elle avait accompli sur les précédents albums, dont notamment les très excellents Turbo Mattress (2003), A Rare Sensation (2004) et Listen To Your Left Brain (2007). Il faut néanmoins spécifier qu’ils ont pris avec les années une maturité et une dextérité qui transparaissent sur chaque note de l’album, à notre grand bonheur.

The Chinese Stars n’est pas un groupe pour lequel on a une immense admiration à la première écoute. L’expérience est ardue et notre premier réflexe, à la moitié du disque, est de le mettre de côté. Cependant, il y a un petit quelque chose au fin fond de notre inconscient qui tente de nous prouver le contraire, de nous convaincre que l’album n’est pas si mal. C’est pourquoi nous laissons à Heaven On Speed Dial une seconde chance, ce qui s’avère être finalement une très bonne idée. Mais le défaut majeur, disons-le en toute sincérité, c’est les voix énervantes et aigües des membres du groupe. Le chant nous tombe très rapidement sur les nerfs et nous avons tendance à vouloir lâcher prise. Première erreur. Car il faut persister, calmer nos nerfs et tenter d’écouter les mélodies noise rock qui sont crachées dans nos haut-parleurs. D’accord, il faut se l’avouer, les notes discordantes des guitares électriques peuvent elles aussi nous agresser au plus haut point. Deuxième erreur. Prenez plutôt une grande respiration et savourez calmement les neuf pièces de l’opus. Vous arriverez à trouver une certaine dose de charme dans plusieurs chansons, dont la très énergique Rabbit Face, la très groovy No Car No Job ou la sautillante Slow Children. Il ne reste plus qu’à vous souhaiter un bon dépaysement, mais surtout une très bonne écoute.

- Desc. : Noise rock
- R.S.V.A. : Six Finger Satellite, Duchess Says, AIDS Wolf

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