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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Boca Negra

CHICAGO UNDERGROUND DUO

Thrill Jockey

dimanche 30 mai 2010, par Nicolas Pelletier

(3/5) On plonge ici dans du jazz d’avant-garde de haut voltage pour adeptes du genre seulement. Fans de Joshua Redman, du free jazz actuel à la Jean Derome ou de Ornette Coleman, vous prendrez votre pied avec ce duo sax / drum, composé de Rob Mazurek (leader du Exploding Star Orchestra, Sao Paulo Underground, Mandarin Movie, etc.) et Chad Taylor, un fréquent collaborateur de Iron and Wine et Marc Ribot.

Il s’agit du 5e album du duo, et du 11e lancé par le Chicago Underground Collective. Comme pour chaque duo, l’album est composé en parti de pièces structurées et d’autres improvisées. Pour la première fois, la musique fut enregistrée en-dehors de la ville des vents, soit à Sao Paolo, au Brésil, où vit Mazurek. C’est aussi la première fois que le CUD propose une reprise, soit Broken Shadows, d’Ornett Coleman. L’album fut réalisé par Matt Lux, le bassiste d’Iron & Wine.

Aucun rythme rock, ici. Les percussions de Taylor sont jouées dans une forme très mélodique, dans laquelle chaque fût est utilisé pour la beauté de sa sonorité, plus que pour créer une rythmique. Les batteurs professionnels y trouveront peut-être un tempo en 17/8 quelque part, mais le mélomane moyen n’y verra que du feu… et de la passion ! Les rares fois où le rythme se dynamise (Green Ants), il prend un angle tribal, plus sauvage, se servant également du piano, instrument qui fait partie de la grande famille des percussions, soit dit en passant (Confliction). Mazurek, de son côté, utilise une bonne variété de cuivres et d’instruments à vent (clarinette, flûte, etc.) et ce, au sein du même morceau.

Le CUD offre une belle palette d’univers musicaux, et le démontre de façon intense mais assez brève, selon le standard jazz : seuls deux ou trois titres dépassent les six minutes, ce qui fait que l’on change d’ambiance assez radicalement régulièrement, ce qui n’est pas une mauvaise chose vu l’intensité de la musique de ce duo. Quand on n’aime pas ce qu’on entend, au moins, on sait que ce n’est pas pour trop longtemps ! Au sein d’un même morceau, il peut également y avoir plusieurs différentes ambiances, alors ne vous laissez pas décourager par une intro désagréable par ses rythmes étranges ou ses lignes mélodiques un peu folles.

- Desc. : Jazz moderne
- R.S.V.A. : Isotope 217, Jean Derome, Ornette Coleman

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