[]

Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Accueil du site > Musique > C > CASTANETS

Texas Rose, The Thaw & The Beats

CASTANETS

Asthmatic Kitty

samedi 2 janvier 2010, par Éric Dumais

(3/5) Un quatrième chapitre vient d’être imaginé par le voyageur invétéré Raymond Raposa. Intitulé Texas Rose, The Thaw & The Beats, cet opus nous fait revisiter en musique la magnifique région du Texas et nous fait découvrir, en même temps, un parcours emblématique et hautement symbolique.

Après les célèbres projets musicaux First Light’s Freeze (2005), In The Vines (2007) et City Of Refuge (2008), le passeport de l’ingénieux Raymond Raposa est loin d’être rempli. Cette fois-ci, il convie le spectateur à une découverte extraordinaire : le Texas. Recouvert çà et là de plaines, de déserts, de marécages et de lagunes sur le littoral, le Texas se révèle être, autant sur le plan géographique que spirituel, une véritable source d’inspiration pour Castanets.

Dès les premiers accords avec Rose, la première pièce de l’opus, le ton est fixé. On est à mi-chemin entre une sonorité country un rien psychédélique, amplifiée par une surdose de post-punk bien lancée. Les compositions, on s’en rend rapidement compte, sont très variées. On a l’impression de revivre un pas après l’autre le parcours de Raymond Raposa, comme si nous faisions l’itinéraire à sa suite. Il faut se laisser emporter par les différents arrangements musicaux si nous voulons vivre l’expérience comme il l’a vécu. Avec Texas Rose, The Thaw & The Beats, on peut entendre à plusieurs reprises, notamment sur les pièces No Trouble et We Kept Our Kitchen Clean And Our Dreaming Quiet, certains beats électro qui accompagnent à merveille les mélodies. Sur l’une, l’ambiance est totale : la voix est légèrement saturée, comme mystérieuse, et la guitare électrique foudroie nos oreilles avec un solo rock psychédélique, ce qui a pour effet d’amplifier l’atmosphère déjà surchargée. Tandis que sur l’autre, on assiste plutôt à un collage de sons divers qui produisent une espèce de symphonie macabre, apparente à un freak show, et qui fait rapidement penser à une œuvre dadaïste.

We Kept Our Kitchen Clean And Our Dreaming Quiet est un chapitre légèrement plus sombre et mélancolique que ses prédécesseurs. Peut-être nous reviendra-t-il, dans un futur très rapproché, avec un cinquième opus inspiré du folklore québécois ?

- Desc. : Folk-psychédélique
- R.S.V.A. : Pink Mountaintops, Sufjan Stevens, Six Organs Of Admittance

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0