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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Bridge

CAPE, JOEY

Suburban Home

lundi 1er juin 2009, par Nicolas Pelletier

(4/5) Le folk très doux et minimaliste du Californien Joey Cape est fort agréable. On déguste un album facilement au réveil ou en fin de soirée. Intime et personnelle à l’instar d’artistes comme Damien Rice ou Jack Johnson, la musique de Cape s’apprécie dès la première écoute, sans pour autant verser dans l’excès commercial. C’est que Cape en a écrit des chansons : il est le chanteur de Lagwagon, bien connus sur la scène punk rock old school.

Avec eux, il a publié dix albums entre 1992 et 2005 chez Fat Wreck Chords, dont sept en studio. « Bridge » est sa première expérience solo, l’occasion de tester ses chansons dans leur plus simple appareil : voix et guitare. Une expérience qu’il juge inévitable pour tout auteur-compositeur-interprète qui œuvre habituellement au sein d’un groupe. Un passage obligé qui permet de mieux apprécier le talent d’auteur et de compositeur, grâce à ce format épuré où il ne reste plus que texte et mélodie. Plus près de chez nous, Fred Jacques, des fougueux Ste-Catherines et de Yesterday’s Ring, nous avait agréablement surpris avec la même démarche, il y a quelques années, en publiant un titre sur la compilation « Early Summer Campfire » (2005).

Pour en revenir à « Bridge », il s’agit d’un album simple où Cape arrive à s’exprimer dans des chansons plus rythmées, comme l’excellente Mission Unaccomplished, la plus pop, à la Howie Beck, aussi bien que dans un contexte plus lent et intime (Non Squitur). La richesse de ses mélodies fait que l’on ne sent aucune redondance au fil de l’album, même s’il est essentiellement chanté simplement en s’accompagnant à la guitare sèche.

Il est probable que le besoin de concevoir un album à facture plus calme soit apparu avec l’arrivée de sa petite fille Violet, dont un dessin et une photo orne l’album du fier papa. Clin d’œil à ses potes de Lagwagon : il termine la treizième et toute dernière chanson (Home) de son album solo en leur compagnie, avec une vingtaine de secondes de furieux punk rock bien senti, comme pour préciser à ses fans qu’il ne tournera pas le dos à la musique qu’il joue depuis presque vingt années.

- Desc. : Folk d’un ancien punk
- R.S.V.A. : Elliott Smith, Greg Graffin, Kevin DeVine

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