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Until The Earth Begins To Part

BROKEN RECORDS

4AD

samedi 7 novembre 2009, par Éric Dumais

(4/5) Broken Records est une formation écossaise qui vient tout juste de débarquer sur la scène musicale avec son premier opus, Until The Earth Begins To Part. C’est non seulement un album d’une douceur inégalée et d’un arôme frais et délectable, mais principalement un rendez-vous étonnant avec la musique folk rock d’aujourd’hui.

Ce septuor anglais, souvent associé à The Arcade Fire en version écossaise, arrive à point avec ce délectable chef-d’œuvre musical à se mettre sous la dent. Composée de Jamie Sutherland (chant, guitare), de Rory Sutherland (violon, guitare, accordéon), de Ian Turnbull (guitare, piano, accordéon), d’Arne Kolb (violoncelle), de Dave Smith (piano et trompette), de David Fothergill (basse) et, finalement, d’Andrew Keeney (batterie), cette formation, pour le moins hétérogène, est prête à se frayer un chemin parmi les plus grands musiciens de notre temps. Cela dit, les Nick Cave, Léonard Cohen, Tom Waits et Arcade Fire de ce monde peuvent aller se rhabiller (symboliquement parlant, bien entendu) ! Voici Broken Records avec Until The Earth Begins To Part…

D’emblée, la chanson Nearly Home impose le rythme contagieux qui est l’emblème du groupe : une musique rock indie qui réussit à faire dresser notre moelle épinière, un chant émotif et contenu capable de nous faire frissonner de l’échine jusqu’au cuir chevelu en une seule intonation de voix, et des partitions de pianos, d’accordéon et de violons folk complètement poignantes, tant il y a profondeur et recherche musicale sur cet album. À l’écoute, on se rend rapidement compte que chaque composition nous imprègne d’une humeur différente, que ce soit le bonheur, la joie de vivre, la fierté ou l’espoir. Une chose est sûre, c’est que Broken Records est une formation énergique qui est assez habile pour nous communiquer leurs états d’âme et leurs sentiments. Avec la chanson éponyme, on a l’impression d’écouter un hymne national tellement la trompette et la guitare ajoutent une touche de magie à la pièce. Avec A Promise, la voix de Jamie Sutherland est tellement suave qu’on a l’impression d’entendre Andrea Bocelli l’espace d’un instant, tant la ressemblance est frappante. Ce qui fait aussi la beauté de cet opus, c’est le mariage des instruments à cordes et à vent qui apportent une brise de fraicheur sur des mélodies telles que Thoughts On A Picture (In A Paper, January 2009), If Eilert Loevborg Wrote A Song It Would Sound Like This ou encore A Good Reason. L’album se termine et nous avons le goût de crier : encore !

À défaut d’attendre un deuxième album, commencez donc par le réécouter encore et encore pour vous imprégner de leurs mélodies. De cette façon, l’attente sera moins longue…

- Desc. : Rock indie, folk écossais
- R.S.V.A. : The Frames, U2, The Twilight Sad

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