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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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The People’s Key

BRIGHT EYES

Saddle Creek

vendredi 1er avril 2011, par François Crevier

(4/5) Conor Oberst, alias Bright Eyes, nous a habitué à un folk très émotif, tantôt empreint d’une profonde mélancolie tantôt propulsé par une détresse hurlée à pleins poumons. Difficile de rester insensible devant cette musique issue tout droit d’une faille sismique dans l’âme du prolifique auteur-compositeur.

Ce pourrait-il qu’avec son dernier album Oberst soit venu à bout de son spleen ? Difficile à dire si l’on se fie uniquement aux textes abstraits et déconcertants qu’il nous offre en pâture. Il semble en tout cas que la fragilité et l’émotivité, si caractéristiques de ce groupe, aient cédé le pas à un style plus mystérieux et retenu, oserait-on dire plus spirituel.

Sur le plan musical, l’album gicle dans plusieurs directions. Toutefois, on peut dire dans l’ensemble que ce dernier se veut plus pop et plus accessible que les précédents opus, comme en font foi les superbes et très rythmées « Jejune Stars » et « Shell Games ».

On ne peut donc pas reprocher à Bright Eyes de se complaire dans un créneau qui jadis l’a porté au rang de « nouveau Dylan ». En bon conteur caméléon, il prend les couleurs de son environnement et laisse son style évoluer au gré des pièces. Ainsi, nous avons aussi droit à des moments plus introspectifs notamment avec la délicate « Ladder Song », doucement pianotée. Puis l’album se termine sur une généreuse chanson de plus de 6 min. 30 « One for You, One for Me » qui nous catapulte dans une galaxie près des Cure.

Une chose est sûre, peu importe la direction que prend Bright Eyes, il semble avoir l’aptitude rare de transformer tout ce qu’il touche en or.

- Desc. : Indie folk
- R.S.V.A : Elliott Smith, Hayden, Micah P Hinson

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