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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Aufheben

BRIAN JONESTOWN MASSACRE, THE

A

vendredi 28 septembre 2012, par Thomas Jennequin

(4/5) Quand un groupe comme The Brian Jonestown Massacre sort un nouvel album, c’est un peu un événement musical en soi. Douzième album en 22 ans de carrière, Aufheben est peut-être le long jeu le plus abouti du groupe.

Fondé à San Francisco au début des années 1990 par leur leader emblématique Anton Newcombe, The Brian Jonestown Massacre a tracé sa route au fil des ans et des styles musicaux variés, allant du shoegaze à la musique psychédélique des années 60. BJM a également fait l’objet d’un film documentaire (Dig !) avec The Dandy Warhols en 2004 (grand prix du documentaire au festival de Sundance).

Panic in Babylon, qui ouvre l’album, est un excellent début pour les 51 minutes de bonheur qui vont suivre. Vous y retrouverez les éléments chers à BMJ : musique entêtante et extrêmement riche qui vous fera peut-être un peu penser à Secret Chiefs 3 sans le côté très imagé de la musique de ces derniers. Les sitars et autres orgues peuplent cet instrumental ou vous aurez également l’occasion d’entendre des sons plus hétéroclites tels que des chants d’oiseaux ou les rires d’un singe. La pièce suivante, Viholliseni Maalla, se fait plus planante et crée une atmosphère très plaisante. Illuminati voit s’entremêler guitare planante et flûte omniprésente auxquelles s’ajoute un chant ‘aérien’ qui transforme cette piste en mantra. Assurément l’un des titres les plus convaincant de Aufheben. Pour les amateurs de musique un peu plus sprirituelle, la pièce Face Down On The Moon vous comblera surement avec sa trame sonore composée essentiellement de sitar et de flûte. Les pièces Clouds Are Lies et Seven Kind of Wonderful sont un peu plus rock tout en gardant le côté psychédélique. La première vous fera peut-être un peu penser au Velvet Underground, quant à la seconde vous tomberez plus sur du space rock à la White Hills. Blue Order New Monday vient clore ce long jeu avec 7 minutes d’une musique psychédélique et figurative vraiment plaisante.

Ainsi The Brian Jonestown Massacre nous offre avec Aufheben un très bon douzième album qui devrait aussi bien combler les fans de la première heure que les néophytes désireux de découvrir BJM. Pour la petite histoire, The Brian Jonestown Massacre tient son nom du batteur des Rolling Stones, Brian Jones, et du suicide collectif de Jonestown (Guyane). Le titre de l’album, Aufheben, ferait référence à l’utilisation de ce terme par Hegel pour désigner le besoin contradictoire de devoir (presque) détruire quelque chose afin de pouvoir le/la sauver.

- Desc : Space rock, rock psychédélique des années 60
- R.S.V.A : Secret Chiefs 3, Jethro Tull, Spacemen 3

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