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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Touchdown

BRAKES BRAKES BRAKES

Fat Cat

vendredi 5 juin 2009, par Nicolas Pelletier

(3/5) Cet intéressant jeune band de Brighton en Angleterre propose un pop rock qui varie, dans ses meilleurs moments du indie rock de caractère (la cool Two Shocks, à la Islands) au pop bonbon un peu trop ado (Do You Feel The Same ?, à la Sloan). Eamon Hamilton, le leader des Brakes, sent encore la jeunesse à plein nez si on en juge par certains sujets et le ton souvent employé (Ancient Mysteries, un air pop gentil et léger à la Matthew Sweet). Il démontre toutefois un excellent potentiel avec quelques morceaux plus solides, regroupés en première moitié d’album, comme Crush On You, un sympathique exercice de style de « name dropping » dont la musique sonne un peu comme du vieux Pixies.

Brakes s’est formé en 2003 lorsque Thomas White (guitare) et Alex White (batterie) des The Electric Soft Parade ont entendu Eamon Hamilton chanter en solo en première partie d’un concert de The Lonesome Organist à Brighton. Ils tournent amplement avant de lancer un premier album, « Give Blood » sur étiquette Rough Trade, dont le tube All Night Disco Party, bien que non-représentatif de l’album, soit utilisé dans un épisode du sitcom « Ugly Betty ». Brakes dut changer son nom aux États-Unis pour BrakesBrakesBrakes lorsqu’un groupe de soul funk de Philadelphie qui utilisait le même nom depuis plus longtemps manifesta son mécontentement. Ils demeurent The Brakes ailleurs sur la planète.

Avec ce beau potentiel si bien déployé en entrée de jeu, on aurait pu s’attendre à un album aussi accrocheur que celui des Vampire Weekend, mais la pop mélodique légère qui s’en suit dégonfle un peu notre enthousiasme initial. Pas mauvais, mais peut-être un peu trop facile, plusieurs titres étant truffés de clichés musicaux, comme le country hop de Eternal Return. Plus loin, Hey hey, est un punk rock des plus classiques. Finalement, Why Tell The Truth sonne comme du Travis en plus musclé. Pas mauvais, encore une fois, simplement pas aussi bon que ça aurait pu être. Donnons-leur quelques années d’expérience et gageons que Hamilton et ses potes nous reviendront avec du matériel plus solide.

- Desc. : Indie rock
- R.S.V.A. : Maximo Park, Pixies, The Ponys

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