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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Imperium

BLOUSE

Captured Tracks

mercredi 6 novembre 2013, par Nicolas Pelletier

(3/5) Ce n’est pas parce que cette critique du nouveau disque de Blouse est rédigée le lendemain de l’annonce du décès de Lou Reed (et publiée une semaine après) que je n’entends que son influence, mais en écoutant les trois premiers morceaux de ce bon band de Portland (encore Portland, quelle pépinière de bon rock indie !), on ne peut nier l’importante influence du Velvet Underground pour deux ou trois générations de musiciens, jusqu’au dernier né de Blouse.

La façon de mener en douceur la chanson avec le chant voilé de Charlie Hilton (dont la voix fait un peu penser à celles de Hope Sandoval et, un peu en moins grave, de Nico), c’est du Velvet (Eyesight). La façon de gérer les instruments dans leur minimalisme tout en créant un mur de son dense, tout ça c’est directement inspiré du Velvet (Imperium). Le contraste entre douceur et rugosité (In a Glass, avec guitares distorsionnées), d’une pièce à l’autre sans perdre le fil qui les unit, c’est aussi du Velvet.

Il est évident que la chanteuse Hilton et ses acolytes Jacob Portrait et Patrick Adams (nouvel élément du groupe, à la basse) sont lourdement influencés par My Bloody Valentine ou Galaxie 500.

Blouse fait bien les choses et utilise différents stratagèmes rythmiques pour, parfois, masquer des couplets à la mélodie plus faible (A Feeling Like This, à la Cure des premiers albums), avant de relancer une petite perle dont seront jalouses les Kandle et Cate Le Bon de ce monde.

Somme toute, on a ici un album qui s’écoute très bien dans la majeure partie du temps, avec quelques légères faiblesses ici et là.

Ceux et celles qui ont connu le premier album éponyme de Blouse seront étonnés de retrouver le groupe dans un format beaucoup plus acoustique. Exit les claviers et les programmations rythmiques, le trio a décidé de sonner plus « vrai » cette fois-ci.

- Desc. : Dream pop/shoegaze
- R.S.V.A. : Lush, My Bloody Valentine, Ringo Deathstarr

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