[]

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Musique > B > BLIND MAN’S COLOUR

Season Dreaming

BLIND MAN’S COLOUR

Kanine

vendredi 8 janvier 2010, par Éric Dumais

(3.5/5) Comparée à maintes reprises au célèbre groupe rock expérimental Animal Collective, la jeune formation Blind Man’s Colour vient de donner naissance à son premier effort, Season Dreaming, un opus qui exhale un parfum frais et savoureux de psyché folk organique, d’ambiance électronique et de rock psychédélique, et qui, malgré les ressemblances, apporte un vent de fraîcheur et de nouveauté aux mélomanes en soif de découvertes.

Season Dreaming est un album qui mérite une écoute particulière, car il est impossible d’en saisir les nuances et les particularités du premier coup. On doit l’apprivoiser, un peu à la manière d’un animal sauvage, et le laisser s’exprimer de lui-même pour savourer toute la beauté qui nous était jusqu’alors dissimulée. Chacune des dix pièces de l’opus se distingue des autres et on a même l’impression d’écouter un panorama de la musique d’hier à aujourd’hui, au sein duquel figure des groupes tels que Pink Floyd ou Led Zeppelin (pour leurs influences psychédéliques et électroniques) ou Animal Collective (pour son aspect moderne et expérimental).

Cet opus a pourtant le mérite d’instaurer une musicalité unique, au son débordant d’imagination et qui n’est pas sans rappeler une longue et paisible journée ensoleillée au bord d’une plage. La pièce d’ouverture, The Warm Current’s Pull, débute avec un collage de sons synthétiques particuliers qui s’apparentent au bruit de l’eau qui se jette contre les récifs, et la mélodie, d’une fraîcheur océane, nous plonge directement au centre d’un univers marin un rien psychédélique. Le chant est étouffé, quelque peu écho, et semble provenir de la profondeur des mers. Les accords de guitare électrique apportent une lenteur quasiment langoureuse à la mélodie, pendant que les arrangements électroniques nous engloutissent dans leur tourbillon psychédélique. Puis, la mélodie démarre sur une rythmique pop ambiante qui perdure sur le restant de l’album, mais en particulier sur Heavy Cloud Hustle ou Anxious Place. Tantôt psychédélique, tantôt acoustique, BMC est en constante exploration. Que l’on pense à The Dinosaur Ride, au sein de laquelle une guitare acoustique, jouée avec un picking rapide, nous éclate les tympans avec des accords secs, en même temps qu’un chant lointain chargé de réverbération s’empare de tous nos pores de peau. Il faut aussi écouter The Planet Explode, une composition en tous points synthétique qui se compose d’une multitude de sons électroniques qui fourmillent dans nos tympans et qui nous laisse présager une fin du monde imminente. Sans oublier Jimmy Dove qui allie à merveille une pop synthétique enlevante et un chant rythmé et mélodieux à souhait.

Blind Man’s Colour est une jeune formation qui a exploré, certes, un territoire sur lequel ont déjà marché de grands noms de la musique, mais qui se distingue en une chose, et c’est justement ce qui fait son poids : ils ont trouvé la fontaine de jouvence et se sont abreuvés à sa source.

- Desc. : Psych-folk organique, pop ambiant
- R.S.V.A. : Animal Collective, Panda Bear, Fuck Buttons

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0