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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Zebra

BLAU, KARL

K

samedi 27 février 2010, par Éric Dumais

(2/5) Seconde parution chez K Records et septième album en carrière, Zebra est le nouvel effort de l’insaisissable Karl Blau. Musicien prolifique et compositeur effréné, l’artiste qui se cache derrière ce visage marqué de zébrures est pour le moins débordant d’imagination, et disons que depuis la dernière décennie, il a accumulé un nombre impressionnant de participations et de collaborations de toutes sortes. En passant par D+ jusqu’à Yr Heart Breaks, le multi-instrumentalistes a aussi performé avec des artistes tels que Phil Elverum (Mount Eerie), Laura Viers (Saltbreakers), Jeffrey Lewis (The Bundles) et j’en passe.

Zebra est un opus avec lequel Karl Blau a décidé d’étendre un peu plus ses horizons. C’est la raison pour laquelle la thématique qui imprègne les 12 nouvelles compositions est un hommage à l’Afrique (une nouvelle passion de l’artiste ?), à ses mélodies endiablées, mais aussi à ses rythmes scintillants et accrocheurs. Chaque chanson est construite simplement, avec un style sobre qui inspire authenticité et naturel. Décidément, l’album est rempli de variations qui laissent présager une liberté totale dans la composition des pièces, mais aussi dans la manière de les interpréter.

C’est ainsi que nous ait présentée Waiting For The Wind, la première composition de Zebra. D’abord, une partition de basse bat la mesure, avec une percussion subtile et une guitare aux notes claires et déconstruites, en même temps que se chamaillent des sons électroniques sortis tout droit d’un vieux Game Boy des années 90. Le style est dur à saisir : c’est à la fois un essai musical composé d’effluves blues, mélangés à des accents souls et à des notes solidement rock. Le résultat est plaisant et, sans qu’on s’y attende, l’orchestration composée de guitares, de cloches, de percussions, d’une basse, d’un saxophone et d’une flûte nous force à considérer la musique comme étant jazzée, enlevante, quelque peu funky. Free The Bird sonne légèrement grunge, alors que Welcome In NW œuvre dans la soul, avec une basse qui accompagne bien la voix un rien écho de Karl Blau.

À vrai dire, l’album est bon, mais il est difficile d’apprécier des chansons qui ne sont pas tellement accrocheuses. Mais pour ceux qui aiment les mélodies variées qui ne seront jamais, mais au grand jamais commerciales, il est fort possible que l’artiste vous plaise du premier coup.

- Desc. : Indie-rock folk nonchalent
- R.S.V.A. : Yo La Tengo, The Folk Implosion, Jeffrey Lewis

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