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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Arabia Mountain

BLACK LIPS

Vice

lundi 20 juin 2011, par Éric Dumais

(3.5/5) Les Black Lips nous reviennent plus en forme que jamais avec un sixième album studio, l’éclectique Arabia Mountain. Évidemment, si l’on fait un comparatif entre Good Bad Not Evil (2007) et 200 Million Thousand (2009), l’album est un peu plus léché, pas excessivement, seulement mieux dosé que les précédents, et c’est probablement grâce à leur récente association avec le producteur de renommée Mark Ronson (Amy Winehouse, Adele).

Malgré le fait que les sonorités aient connu un léger traitement royal lors de la réalisation d’Arabia Mountain, on s’attendait néanmoins à recevoir une sale raclée à l’écoute de leurs nouvelles mélodies rock garage 60’s et force est de constater que l’effet est fort bien réussi. L’album démarre dans un tintamarre assourdissant de guitares aux sonorités « cacannes » avec Family Tree, une chanson extrêmement « joyful », qui, heureusement, possède la même énergie psychotique que les formidables Thee Oh Sees. Avec les Lips, il faut s’attendre à un mélange de saveurs et de couleurs hétérogènes : on retrouve la nonchalance caractéristique des Vines, la légèreté des Dandy Warhols, la simplicité des Ramones, ainsi que les guitares essoufflées des Stooges.

Arabia Mountain est sans conteste leur meilleur album et confirme par le fait même le talent brut des Black Lips. On aime la rigueur de l’orchestration, le côté bordélique des mélodies, l’éclatement des cordes vocales de Rondon et de Lockett Pundt des Deerhunter (sur sept chansons), mais surtout les succulentes Modern Art, Mad Dog et The Lie. Un « must have » pour le début de l’été.

- Desc. : Rock garage 60’s
- R.S.V.A. : The Stooges, Jay Reatard, Thee Oh Sees

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