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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Ben Ur, Star Booty, Umber (Deluxe Editions)

BITCH MAGNET

Temporary Residence

mardi 21 février 2012, par Nicolas Pelletier

(2.5/5) Ce band à l’élégant nom offre ici les versions deluxe de leurs trois seuls albums, sortis dans les années 1988 à 1990. Lourdement inspirés du rock pression de Fugazi mais aussi du grunge brouillon de Mudhoney (Mesentary), les Bitch Magnet virent aussi un peu du côté punk quand ça leur démange un peu trop, et c’est là que ça devient plus bordélique.

Sur Motor, par exemple, on croit assister au retour des Pistols, à la différence que la voix du Bitch en chef, Sooyoung Park, est beaucoup moins marquante. Étouffée sous les furieuses guitares, elle peine à se faire entendre. C’est dommage parce qu’on perçoit un petit côté Joey Ramone dans le ton. Un peu plus de « umpf » dans la production (originalement signée par Steve Albini puis Mike McMackin) aurait donné du punch au niveau vocal, essentiel pour accoter les puissantes guitares de Jon Fine et David Grubbs qui avalent tout sur leur passage. Lorsque les éléments sont mieux équilibrés, comme sur Navajo Ace, on est en mesure d’apprécier le jeu de basse de Park. On y retrouve un mélange de Rage Against the Machine (sans le punch vocal, encore une fois !) et de Fugazi. Sérieusement, avec un chanteur plus efficace, Bitch Magnet aurait pu être considéré comme une formation essentielle de l’époque étant donné leur fureur musicale (Spite & Malice).

Les membres originaux du trio de Caroline du Nord se sont retrouvés en novembre dernier sur la scène du festival All Tomorrow’s Parties, d’où la réédition de leurs albums en un coffret de 3 CDs.

- Desc. : Post-hardcore indie-grunge
- R.S.V.A. : Slint, Fugazi, Big Black

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