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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

The Rip Tide

BEIRUT

Pompeii

lundi 22 août 2011, par Éric Dumais

(4.5/5) L’été, il n’y a pas de meilleur délice pour les oreilles qu’un album de Beirut. Leurs sonorités aux accents folks et slaves résonnent à nos tympans comme le doux sifflement d’une brise estivale contre notre moustache, et la voix de Zach Condon, traînante et vaporeuse, réchauffe notre âme d’une bonne dose de gaieté bien méritée. Heureusement, The Rip Tide, leur troisième album studio, ne fait pas exception à la règle.

Beirut était présent au sein de la programmation du festival Osheaga cette année afin de présenter quelques-unes des neuf compositions figurant sur leur nouvelle galette, d’une durée de 34 minutes bien mouillées. Cependant, ce détail est loin d’être une béquille à notre appréciation de l’album, puisque l’orchestration musclée du groupe (ukulélé, accordéon, trompette, trombone, violon, mandoline, etc.) nous remplit l’estomac jusqu’à satiété.

The Rip Tide peut être vu comme une belle continuité à The Flying Club Cup (2007) même si les thématiques et les conditions d’enregistrement diffèrent amplement. Alors que l’un fait plutôt référence aux vieux classiques de la musique française (Cliquot, Nantes, La Banlieue), avec une emphase portée sur l’accordéon et l’ambiance parisienne, l’autre s’avère un peu plus léger et mélancolique, étant donné qu’il a été réalisé en l’espace de deux hivers froids et particulièrement enneigés dans un studio situé au nord de New York.

The Rip Tide est donc un album léger, méditatif et fort mélodieux. La couverture de l’album, d’ailleurs, fait foi d’un certain désir de simplicité, de sobriété et d’épuration.

L’opus démarre tout en douceur, presque à pas feutrés, avec A Candle’s Fire, une chanson sublime portant sur la symbolique du feu et l’impermanence des choses. L’écoute va bon train avec Santa Fe, un hymne à la belle saison, où le clavier domine l’ensemble de l’orchestration. Sous un angle un peu plus mélancolique, les ballades Goshen et The Peacock vous permettront également de découvrir Beirut sous un autre jour, ce qui plaira particulièrement aux fans des excellents Grizzly Bear.

Vous souriez de contentement que l’écoute est déjà terminée. The Rip Tide se consume rapidement mais sûrement, comme la flamme d’une chandelle. Longue vie, Beirut !

- Desc. : Folk-pop orchestrale/slave
- R.S.V.A. : Grizzly Bear, Devotchka, Calexico

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