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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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S/T

BEACH FOSSILS

Captured Track

mardi 8 mars 2011, par Éric Dumais

(3/5) S’il y a un élément que nous devons absolument retenir de notre expérience avec Beach Fossils, c’est bien la voix de Dustin Payseur, le chanteur de cette formation de Brooklyn. À la fois monocorde et traînante, tout en étant amplifiée par la réverbération, elle possède tous les atouts nécessaires pour qu’on ne l’aime pas, ou du moins pour qu’on se pose un tas de questions. Cependant, étant donné la simplicité des mélodies et le caractère épuré de l’orchestration, elle s’harmonise tellement bien avec l’ensemble, que finalement on l’accepte telle quelle se présente.

Beach Fossils a une manière de jouer qui rappelle un peu celle du groupe britannique The XX, non pas à cause de l’atmosphère nocturne et sensuelle dans laquelle ils réussissent à nous plonger, mais plutôt dans le dépouillement des compositions. Les Brooklinois ont opté pour l’économie, et c’est d’ailleurs le premier élément que nous constatons à l’écoute. Par exemple, la pièce Sometimes, qui ouvre le bal tout en douceur, est un déploiement de notes claires à la guitare électrique, pendant qu’une basse légère s’évertue à suivre le rythme, et qu’une batterie, à l’arrière, se fait discrète et subtile. L’ensemble est élégant et calme, bref, c’est vraiment charmant. Bien sûr, il faut se laisser transporter par des mélodies simplistes et mettre de côté tous nos préjugés face aux groupes indie-rock, dont la musique n’apporte aucun vent de nouveauté. À certains moments, le chant de Dustin Payseur vous rappellera celui de Julian Casablancas, et peut-être même aussi certains éléments empruntés aux Strokes. Évidemment, nous sommes à des années-lumière du quatuor américain, rassurez-vous. Mais, tentez le coup, vous serez peut-être surpris.

- Desc. : Indie-rock vaporeux
- R.S.V.A. : The Strokes, The Clientele, The Drums

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