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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Earth Sciences

BARRETT, LAURA

Paper Bag

vendredi 9 janvier 2009, par Nicolas Pelletier

(3/5) Le premier EP de l’Ontarienne Laura Barrett charme par son jeu calme de kalimba et sa douce voix envoûtante. La jeune musicienne suit un filon peu commun : du folk intime à la Tori Amos, mais exclusivement accompagné de kalimba, cet instrument africain, qui est un espèce de piano aux touches de métal dont le son se rapproche de la famille des xylophones.

Ces 23 minutes de calme et d’intimité sont charmants, mais malheureusement un peu répétitifs. Il n’est pas toujours évident de bien distinguer les mélodies à travers les notes du kalimba, instrument qui sonne à la fois comme de la musique orientale (Robot Ponies) et des gouttelettes de pluie (Stop giving your children stardardized tests, part one). Tellement qu’on arrive à peine à reconnaître la reprise parodie de Smells Like Nirvana, dont les paroles de Saint Kurt avaient été traficotées par Weird Al Yankovic.

Barrett fait toutefois preuve d’un beau talent mélodique sur Deception Island Optimist Club, la troisième et meilleure chanson sur les six ici présentées. Chanson qui lui a presque valu un prix à la SOCAN plus tôt cette année, terminant finaliste. Mais tout de suite après, Senior & the Blob retombe dans de difficiles mélodies un peu ardues pour l’oreille. La voix de la jeune musicienne est également un peu moins solide, ce qui affecte le résultat final. En fin d’album, on ouvre la porte sur un autre monde avec une version remix de Stop giving your children… à laquelle un beat trip hop a été ajouté. Les possibilités deviennent soudainement infinies !

Le tout est très intéressant et définitivement relaxant. Avec un peu plus de travail vocal et mélodique, on pourrait avoir affaire à une artiste combinant originalité, sensibilité et pertinence. Barrett a également publié un premier album, plus complet, dont la critique est disponible sur le site de votre magazine de rock indépendant préféré, emoRAGEi.

- Desc. : Folk intime à l’africaine
- R.S.V.A. : Jordi Rosen, Tori Amos, Pascal Comelade

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