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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

S/T

BARB

Yep Roc

jeudi 25 novembre 2010, par Nicolas Pelletier

(4.5/5) Ce band plutôt éclectique passe de l’énergique indie rock à la Arcade Fire (les trois premiers morceaux en début d’album, dont Leo – un hommage à M. DiCaprio...) au rock plus planant avec des relents des années new wave 80 (Please Don’t Interrupt) qui rappellent parfois The Cure ou The Mission. Point commun des différents morceaux : ils sont tous très bons, très différents les uns des autres, ce qui fait de cet album éponyme un excellent CD. Certains sont de petites bombes accrocheuses, d’autres de plus lentes progressions (Time to Contemplate).

Le(s) chanteurs(s), dont l’excellent Liam Finn (fils de Neil – de Crowded House – et neveu de Tim) sont vraiment efficaces et pondent des mélodies accrocheuses, supportées par des grooves vraiment bien sentis (Beatman, qui sert un peu d’interlude entre deux ambiances). Quand Finn laisse Eliza Jane Barnes doubler sa voix, ça donne de magnifiques duos gars-fille, Counting Sheep, sur laquelle elle agrémente chaque vers de jolis soupirs. Elle va jusqu’à prendre le micro pour un titre, résultant en la magnifique pièce intitulée 2004, sur laquelle la « guitare slide » est capitale : subtile mais juste à point ! On sent l’influence des artistes new wave un peu dark des années 80, du « Scary Monsters » de Bowie aux guitares des premiers Cure (Martin XII). On n’a pas de misère à imaginer que Finn et sa bande ont écouté Bauhaus et The The en masse avant de devenir eux-mêmes des producteurs de petits bijoux musicaux (comme Nile aux guitares latino). Par la variété et la qualité de leur musique, Barb fait penser aux Decemberists, bien que ceux-ci soient un peu plus « hard » et conceptuels.

Barb conserve un côté pop accessible tout au long de cet album, leur premier ensemble. En ce sens, ils rappellent les meilleurs moments d’artistes comme Badly Drawn Boy ou (The Real) Tuesday Weld : d’autres orfèvres de rock aux moments pop bien ficelés. De plus, « Barb » est un album dont l’appréciation croît avec le nombre d’écoutes, jusqu’à créer une dépendance et un plaisir monstre. Un des meilleurs albums de 2010 jusqu’ici.

- Desc. : Indie rock big band
- R.S.V.A. : Polyphonic Spree, Arcade Fire, Plants & Animals

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