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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Banks

BANKS, PAUL

Matador

vendredi 14 juin 2013, par Nicolas Pelletier

(3/5) Autant la sortie de chaque album d’Interpol (sauf peut-être le dernier) m’interpellait passionnément, me menant en courant à leur concert au Métropolis en 2011, autant l’annonce de la publication d’un effort solo de leur chanteur Paul Banks me laissa un peu froid. Comme si je craignais du « Interpol dilué ». Comme a déjà dit Bono lorsqu’on lui demandait s’il ferait un disque solo : « pourquoi quitter les meilleurs musiciens du monde ? ».

Sans comparer le quatuor new-yorkais avec U2, il est vrai qu’Interpol était l’un des groupes les plus respectés au milieu des années 2000, leur absence ayant ensuite été comblée par des formations telles The National (excellente aussi).

L’album solo de Paul Banks donc, s’avère confirmer mes craintes : on a ici un microsillon linéaire, sans passion, sans grande intensité. La comparaison est inévitable, et peu avantageuse pour le chanteur/guitariste qui n’écrit pas ses meilleures mélodies (Young Again) parmi les dix morceaux proposés.

Il a toujours la même voix bourrée d’effets, sauf à certains moments où il se dévoile un peu plus en la démasquant, la présentant au naturel (I’ll Sue You). Mais il reste que cet album n’est vraiment pas le tiers aussi passionnant que n’importe lequel des quatre opus d’Interpol.

Dommage, mais prévisible. Espérons maintenant que les trois autres musiciens du groupe ne seront pas trop froissés et relanceront la machine lorsque Banks rentrera au bercail. Ça serait une lourde perte de priver nos oreilles d’Interpol à jamais.

- Desc. : Rock froid
- R.S.VA. : Interpol, The National, Tindersticks

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