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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Logos

ATLAS SOUND

Kranky

mercredi 10 mars 2010, par Éric Dumais

(1/5) Pour ceux qui l’ignoraient, Atlas Sound est le projet du chanteur des Deerhunter, Bradford Cox. Ce deuxième effort, qui s’avère un peu superficiel, compte tenu de son étrange ressemblance avec la formation principale de l’artiste, risque de plaire davantage aux fans actuels des Deerhunter ou des Animal Collective, qu’à un nouveau public en soif de découvertes musicales.

Ce deuxième opus renvoie quelques échos au premier effort d’Atlas Sound, Let The Blind Lead Those Who Can See But Cannot Feel paru en 2008, ce qui ne l’aide pas non plus. Sur l’album, Bradford Cox a au moins eu la brillante idée de faire appel à quelques collaborateurs intéressants, ce qui explique notamment la présence de Noah Lennox (que l’on connaît sous Panda Bear, comme étant l’un des membres fondateurs des excellents Animal Collective) et de Laetita Sadier (la chanteuse du groupe Stereolab).

Logos est un album de 11 pièces toutes aussi lentes et planantes les unes que les autres. The Light That Failed débute et déjà nous regrettons notre choix. Le chant est lointain, presque plaintif, et les ambiances électroniques et synthétiques qui planent en arrière-plan ne présagent rien de bon. S’enchaine ensuite An Orchid, qui ne s’avère pas être tellement différente de la précédente. La voix de Bradford Cox demeure un long murmure intenable et la mélodie acoustique n’arrive pas à nous charmer. Il faut attendre Walkabout, la chanson qu’il interprète avec Noah Lennox, pour savourer un peu plus le talent créateur du leader des Deerhunter. Mais encore là, l’atmosphère générale de la pièce ne nous émerveille pas. Certes, l’écho sur la voix de Cox nous réveille légèrement, mais ce n’est pas suffisant pour couvrir la mélodie qui couine à répétition, qui, à bien y penser, ne cesse de nous énerver. Il faut patienter, car le chemin est long jusqu’à Quick Canal, chanson qu’il interprète avec l’aide de Laetita Sadier, et qui nous imprègne d’une ambiance synthétique intéressante, avec une touche psychédélique qui vaut quand même le détour, même si l’on n’a pas aimé le reste. Mais franchement, on attend seulement l’instant où le disque va s’arrêter et soyons francs, ça prend du temps. C’est peut-être signe qu’il est temps d’écouter autre chose.

- Desc. : Shoegaze pop expérimental
- R.S.V.A. : Deerhunter, Real Estate, Animal Collective

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