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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Before Today

ARIEL PINKS HAUNTED GRAFFITI

4AD

jeudi 16 septembre 2010, par Nicolas Pelletier

(3/5) Ariel Pink est le pseudo de Ariel Marcus Rosenberg, un musicien Californien de 32 ans qui joue parfois avec le multi-instrumentiste Kenny Gilmore, le batteur Jimi Hey et le guitariste Cole M. Greif-Neill sous le nom Haunted Graffiti. Le rock psyche de ce quartet est plus ou moins facile à suivre. Entre pièces purement et simplement étranges (Hot Body Rub, à la Residents) et ces espèces de morceaux de garage funk lo-fi (L’estat – acc. to the widow’s maid) qui sonnent comme des Beach Boys sous acide, on a de la difficulté à poursuivre l’écoute constante de cet album.

Quand APHG prennent un angle purement étrange, comme la fausse musak de Fright Night (Nevermore), avec claviers passés date et chants débiles, on peut au moins leur donner le mérite de prendre des risques avec une musique complètement en dehors des sentiers battus. Plus loin, sur Round & Round, on retrouve de nouveau ces horribles claviers tous droits sortis du K-Mart et l’influence palpable d’Air Supply (Can’t Hear My Eyes). Même avec toute l’autodérision qu’on peut supposer, APHG ne fait pas rire. A plusieurs moments, on se croit replongés dans les pires moments de la musique d’ascenseur des années 80 (Beverly Kills) tellement les arrangements sont rétro (à la Michael Jackson période Thriller). Mélangez Kool & the Gang avec les Residents pour avoir une idée approximative du délire… Ils passent en revue tous les clichés : petite basse en popping, claviers stridents en avant-plan, couches de faux violons synthétisés en arrière-plan et voix de tête en harmonies… Ouch !

Pink est le genre d’artiste qui se permet toutes sortes d’expérimentations. Il aurait enregistré plus de 500 chansons sur cassette depuis 1996. Il n’est toutefois pas certain qu’il ait le discernement de ne publier que les plus abouties, si l’on en juge par le grand nombre d’albums qu’il a produits (9 depuis 2004). En 2003, il rencontre les gars d’Animal Collective et leur refile un CD-R de ses œuvres. Impressionnés, ils le publieront sur leur tout nouveau label Paw Tracks. Gros fan du dark rock des années 80 (Bauhaus, Cure, Sisters of Mercy), il donne parfois cette saveur à sa pop kitsch, comme durant Round and Round, L’estat et Bright Lit Blue Skies, probablement les meilleurs morceaux de cette galette.

Au beau milieu de l’album, un rock garage délirant : Butt-House Blondies. Sur ce morceau complètement hors norme par rapport aux autres, APHG sortent les guitares distortionnées et lancent la sauce pendant trois minutes et demie… comme s’ils avaient voulu nous montrer qu’ils pouvaient faire autre chose.

- Desc. : Psyche retro pop
- R.S.V.A. : Ween, Residents, Devendra Banhart

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