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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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The Immoralist

AMBROGIO, ELISA

Drag City

mercredi 4 mars 2015, par Jean-François Rioux

(4/5) La jeune leader du groupe Magik Markers laisse sa première trace en solo avec cet album paru chez Drag City en octobre 2014. Un premier effort beaucoup moins bruyant que ce à quoi la musicienne nous a auparavant habitué.

C’est sur la douce et magique Supersticious que l’album prend un bel envolé. La pièce vient caresser habilement nos tympans grâce à la voix fragile et délicate de la chanteuse. Celle-ci est accompagnée d’une instrumentation très minimaliste consistant en quelques battement de tambours, quelques notes de clavier et beaucoup d’effets et d’écho. Un pop rêveur, ensorcelant, d’écoute en écoute.

Sur le morceau suivant, Reservoir, on y entend une musique un peu plus naïve, comme si cette chanson aurait été écrite par une jeune fille et pourtant le résultat en est fort agréable. La pièce comporte encore une fois des arrangements très minimalistes où la mélodie provient simplement d la douce voix d’Ambrogio.

C’est sur Clarinet Queen que la jeune femme laisse retentir un peu plus les cordes de sa guitare aux allures semi désaccordés, un peu à la Thurston Moore/Beat Happening. Malgré tout la pièce ne gagne pas énormément de rythme, mais devient néanmoins un peu plus tordue que les chansons précédentes.

Le seul moment un peu plus énergique arrive vers la fin de l’album à Stopped Clocks, où la batterie se laisse un peu plus aller.

En somme, c’est un magnifique album parsemé d’imperfections, ce qui ajoute quelque chose de charmant à la facture musicale. Une des très belles découvertes cette année !

- Desc. : Dreamy pop minimale
- R.S.V.A. : Cat Power, Julie Doiron, Lois

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