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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Rewild

AMAZING BABY

Shangri-La

vendredi 18 décembre 2009, par Nicolas Pelletier

(2/5) Ce dynamique combo basé à Brooklyn (un autre !) propose un rock très allumé, rappelant parfois les moments les plus mélodiques des Pixies (Pump Yr Brakes), mais avec un brin de folie pop à la Fol Chen (Bayonets) et des accents de prog pop à la Islands. Comme le groupe de Nick Thorburn, Amazing Baby ont une propension pour les mouvements orchestraux, bien qu’ils demeurent avant tout un band de rock plutôt pop. « Rewild » est leur premier album.

Il manque probablement des mélodies plus accrocheuses afin que l’auditeur s’élève dans des moments plus mémorables. Le chant de Will Roan n’est souvent pas à la hauteur de la richesse musicale qui l’entoure, et les mélodies sont malheureusement ordinaires. Bien que l’écoute du premier album du groupe est loin d’être désagréable, on en sort sans trop se souvenir d’un titre ni d’un refrain. À ce titre, Invisible Palace est un bon exemple. Intro imposante, puis adoucissement alors que le chant entre en piste. Le tout redécolle au refrain dans un rock plus pesant et voix disto (presque à la Ozzy), pour retomber dans la même ouate au couplet suivant. Le tout est agréable, mais peu mémorable, comme c’est aussi le cas avec Old Tricks in Hell.

Le quintet s’est d’abord formé lorsque Roan et le guitariste Simon O’Connor s’avouèrent leur admiration pour leurs groupes respectifs, soit Lions and Tigers et Stylofone, respectivement. Les deux amis se sont ensuite retrouvés au sein d’une entreprise de sonneries de téléphone, où ils rencontrèrent le guitariste Rob Laasko, qui faisait à l’époque partie des Diamond Nights et le batteur Matt Abeysekara. Le bassiste Don Devore fut le 5e et dernier à se joindre au groupe, qui compose ses chansons collectivement.

Sur « Rewild », les Amazing Baby peuvent être complètement explosifs (Kankra), comme jouer dans des eaux plus prog pop. Les 4e et 5e titres, Headdress et Dead Light, rappellent quant à eux la pop torturée de David Bowie époque « Scary Monsters », ou même « Reality », vu les guitares électriques stridentes. La façon de chanter de Roan est dans la même veine que celle du Thin White Duke, sans l’ampleur vocale, bien sûr, ni la qualité impeccable de la production haut de gamme. En fait, au niveau vocal, c’est à Marc Bolan que Will Roan fait penser.

Au final, on a là un bon album qui manque très certainement de bombes accrocheuses, mais qui livre la marchandise en ce qui concerne la richesse des arrangements et l’énergie nerveuse que l’on sent de la première à la dernière seconde de ce CD. On reste sur le bout de notre siège.

- Desc. : Indie-prog pop
- R.S.V.A. : Islands, Fol Chen, Of Montreal

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