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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Cavalo

AMARENTE, RODRIGO

Easy Sound

dimanche 23 novembre 2014, par Bastien Léger

(4/5) Rodrigo Amarente nous arrivent avec son premier disque solo nommé « Cavalo ». Cet album commence par des morceaux (« Nada Em Vao » et « Hourglass ») qui nous font penser au groupe The Strokes à leur début, mais avec une orientation plus planante. La voix est très bien mise en avant et un son rétro est très travaillé pour des compositions de qualité.

« Mon Nom », qui traite du déracinement, entraîne un changement d’ambiance avec des paroles en français et un gimmick à la guitare entêtant et accrocheur. Derrière un minimalisme apparent, les compositions se révèlent être des petits bijoux. « Irene » nous replonge dans une ambiance intimiste à l’atmosphère brésilienne très sensible. « Mana » nous emporte dans une bossa complètement addictive avec un riff de basse jouissif allié à une rythmique simple et efficace. Ce morceau reste le morceau le plus entraînant de l’album et nous renvoie automatiquement à Gilberto Gil. « Fall Asleep » met fin à cet engouement et introduit une bouffée de mélancolie marquée par un piano à la résonance monacale. « The Ribbon » est de la même veine avec des influences cette fois ci portées vers Radiohead. « O Cometa » apparaît comme un retour à la musique traditionnelle brésilienne avec une touche rétro introduite par un clavier très années 70. « Cavalo » se trouve être un morceau très instrumental où les voix arrivent timidement à nous susurrer des paroles à l’oreille, le tout porté par un piano omniprésent avec des harmonies classiques. « I’m ready » est peut-être moins surprenant par rapport au reste. L’album se termine sur un « Tardei » simple et magnifique à la fois, avec des chœurs pour clore le morceau.

« Cavalo », à la mélancolie diffuse et éthérée mais jamais dépressive, est un très bel album aux multiples influences sans pour autant révolutionner le genre. La richesse des compositions ainsi que l’éclectisme général empêche toute lassitude à l’écoute de cet album. La linéarité n’est pas de mise malgré une orchestration sobre. Rodrigo Amarente est sans conteste un artiste à suivre sérieusement.

- Desc. : Pop latin, indie folk-rock
- R.S.V.A. : Andrew Bird, Julian Casablanca, Devandra Banhart

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