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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Le Voyage dans la lune

AIR

Astralwerks

vendredi 23 mars 2012, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) Un album du duo électro français Air est toujours un événement. On les sait capables de grandes choses, mais aussi de plus ordinaires compositions, à l’instar de leurs compatriotes de Justice et Daft Punk. Cette fois, il s’agit de la bande sonore du classique « Voyage dans la lune », film réalisé par Georges Méliès en 1902 (!) qui a récemment été restauré et mis en musique par le duo de Versailles.

La force de Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel réside dans leur orchestration, souvent riche et originale, jumelant avec bon goût les éléments électroniques aux réels instruments. C’est dans cet ordre d’idées que nous apprécions les timbales et le piano de la courte pièce Décollage, avant de taper du pied sur les « bulles » électro de Cosmic Trip qui allie clavier, xylo, basse vrombissante et rythme enlevant, avant qu’une armée de violons synthétiques ne débarque pour créer un effet envoutant.

Ils sonnent donc un peu « futuristes », mais pas exagérément. Après tout, le dernier voyage d’humains vers la lune remonte à 1972 avec la mission Apollo 17, pas exactement « le futur »... C’est plus l’approche de la rêverie qu’on tente ici d’illustrer, tout en conservant quelques éléments qui auraient bien pu apparaître dans un épisode de « Cosmos 1999 ».

L’autre force indéniable d’Air est leur éminent talent mélodique. Les gars arrivent toujours à aligner les bonnes notes pour qu’on se sente happé par un mouvement musical, pour que nos oreilles soient captivées. Ici, c’est la Parade qui est LE grand moment de l’œuvre. Un rythme archi contagieux et de simples duos de notes à la guitare électrique font le travail ! Très peu de paroles sur cet album, mais quand il y en a, on reste dans le vaporeux (Seven Stars). Le jeu de percussions, original et souvent anti-rock, est à souligner tout au long du disque.

Rappelons qu’Air (dont le nom est tiré des premières lettres des mots Amour Inspiration Rêve) a débuté son parcours musical avec éclat lorsqu’en 1998 le méga tube Sexy Boy (que Beck a ensuite remixé) charmèrent des millions de personnes, extrait de l’album « Moon Safari ». S’en suivirent des œuvres un peu plus complexes musicalement parlant, ainsi que de belles collaborations, dont une avec Charlotte Gainsbourg sur son premier opus « 5:55 ».

- Desc. : Électro pop
- R.S.V.A. : Daft Punk, Rinocerose, Stereolab

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