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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Chateau Crone

AGENT RIBBONS

Antenna Farm

mardi 1er février 2011, par Éric Dumais

(3/5) Originaires de Sacramento, en Californie, mais désormais résidentes d’Austin, la célèbre ville du rock, le trio post-féministe Agent Ribbons revient fracasser nos oreilles avec les miettes de leur dernier album, le très attendu Château Crone. Prévu pour le 12 octobre prochain, le quatrième opus de la formation contient toujours des influences notables auxquelles nous avons déjà été habitués par le passé, notamment The Velvet Underground, The Boswell Sisters, The Zombies et The Shaggs, lesquels réitèrent encore une fois le caractère frondeur et avant-gardiste de ces jeunes femmes au talent prometteur.

Le trio, composé de Natalie Gordon (guitare, chant), Lauren Hess (batterie, percussions, accordéon) et Naomi Cherie (violon, violoncelle) commence tranquillement à prendre du terrain sur la scène rock indépendante. En effet, les trois musiciennes ont eu la chance, ces dernières années, de performer en première partie de groupes au succès déjà fort établi, dont Camera Obscura, pour lequel on sent une admiration très sincère, mais aussi Cake, Fang Island, The Dodos, Thao with the Get Down Stay Down et Girl in a Coma, pour ne nommer que ceux-ci. L’album Chateau Crone a été enregistré par Manny Nieto (The Breeders, HEALTH) à Los Angeles, et par Scott McChane, au Hangar de Sacramento.

Ce quatrième opus s’inscrit davantage dans la tradition pop baroque, un style musical qui a pris naissance vers le milieu des années 1960, et qui a apporté certains éléments de la musique classique que l’on reconnaît à la fois dans les textes et dans les mélodies. D’ailleurs, Chateau Crone débute avec la magnifique pièce I’m Alright, qui, dès les premières secondes, instaure le ton général de l’album : une pop rétro sombre et atmosphérique, agrémentée de riffs à la guitare électrique modernes, de percussions simples aux allures de claquements de mains, et de mélodies folk, qui se rapprochent davantage de l’époque médiévale que du folk populaire moderne. Le résultat est vraiment surprenant et nous rappelle le caractère épuré et spontané de Nightwood, une jeune formation montréalaise, tout en étant situé à la frontière des Zombies et The Shangri-Las, deux formations pop influentes des années 60.

Il faut cependant attendre l’attirante I’ll Let You Be My Baby pour profiter amplement du caractère libertaire et médiéval de leur musique. Vous apprécierez également la très rétro pop Oh, La La !, qui nous fait penser à The Pipettes, en peut-être moins cliché.

- Desc. : Pop baroque, rétro pop
- R.S.V.A. : Camera Obscura, The Dodos, The Boswell Sisters

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