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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Gentlemen

AFGHAN WHIGS, THE

Elektra/Warner

mercredi 1er juin 2016, par Jean-François Rioux

(5/5) Pour son 21e anniversaire, Gentlemen refait surface afin de célébrer un des albums les plus marquants des années 90. Une parution fort attendue pour les fans du groupe qui souhaitaient en découvrir encore plus sur cette période importante de la carrière des Whigs. On nous promettait un album remasterisé, des démos, des b-sides et quelques live et c’est exactement ce qu’on y retrouve. The Afghan Whigs est un mélange de ce qu’est devenu le grunge, le soul, un hard rock minimaliste et à contre courant teinté de post-punk et de pop noir (voir crooner). Le chanteur, Greg Dulli, est sans doute l’une des figures les plus charismatiques de cette époque, ce qui à réussi à fait connaître le groupe davantage.

L’album en tant que tel n’est pas marqué d’un changement flagrant. En fait, l’album original est assez identique. Il faut croire que le tout à été actualisé, mais peu perceptible. Le premier CD est donc dans son intégralité original, avec les incroyables Gentlemen, Be Sweet, Debonair, What Jail Is Like et Foutain and Fairfax qui reste actuelle, intemporelle.

Pour ce que l’on retrouve sur le deuxième disque, les fameuses démos, b-sides et live, à prime abord sont des titres qui plairont exclusivement aux plus grands admirateurs du groupe et qui ne parviendront jamais à convertir de nouveaux fidèles. Les versions démos ont une différence éloquente dans la sonorité, mais les pièces sont pratiquement les mêmes à la seconde près. Cependant, la voix de Dulli est plus retenue, les guitares sont plus stridentes, et la batterie est étouffée donc moins mordante que sur la version originale.

On retrouve quelques b-sides composés surtout de pièces mélancoliques et planantes. Little Girl Blue rappelle pratiquement la mélodie d’One More Try de George Michael. La suivante, Ready, a des allures country qui ne collent pas vraiment au Whigs. En , le morceau n’est pas très dynamique et nous laisse sur notre faim. Mr. Superlove suit ensuite avec le banjo et une guitare distorsionnée, sans toutefois déclencher de coup de cœur ou de vers d’oreille. Les b-sides se terminent avec The Dark End of the Street. Cette chanson plus émotive prend un peu d’intensité mais ne se développe pas autant que les pièces se retrouvant sur l’album suivant (Black Love, 1996).

Le tout se termine avec 4 pièces en concert, dont un medley de deux d’entre elle. Ce sont de bonnes versions live, bien enregistrées, assez rentre-dedans, surtout pour What Jail is Like. Malgré tout, le live étant du live, plusieurs préfèreront sans doute le voir sur DVD au lieu de l’écouter sur un album.

Bref, cet album est une belle gâterie pour les plus hardcore fans du groupe. Les autres pourront garder leur album original,qui soit dit en passant, a considérablement le même artwork. Il est définitivement plus beau dans sa version cartonné 21e anniversaire, mais à quel point cela est-il nécessaire ? En souhaitant que la réédition de ce très grand album permettra à de plus jeunes de découvrir un des albums les plus incontournables des années 90.

- Desc. : Grunge, rock alternatif
- R.S.V.A. : Nick Cave, Urge Overkill, Screaming Trees

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