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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Ashes Grammar

A SUNNY DAY IN GLASGOW

Mis Ojos Discos

dimanche 24 janvier 2010, par Éric Dumais

(3/5) La formation dream-pop A Sunny Day In Glasgow est de retour avec un nouvel album, Ashes Grammar. Contrairement au ton psychédélique et légèrement ensorcelant que nous avions entendu sur leur premier LP intitulé Scribble Mural Comic Journal (2007), ASDIG nous revient cette fois-ci avec plus de chansons, mais aussi avec une nouvelle dynamique fort intéressante qui risque évidemment de ne pas plaire à tous.

À première vue, le septuor a innové vers une musique encore plus planante que celle d’autrefois. En effet, on retrouve sur cet album totalisant une heure, deux douzaines de chansons aux pétales de couleurs diverses et aux arômes fraîchement différents. D’emblée, il y a une alternance intéressante entre les compositions de l’album, car il y a un interlude qui précède pratiquement chaque chanson. Souvent dream-pop à fond, avec des résonnances chaotiques à souhait, les interludes nous préparent à chaque nouvelle sensation que nous procure chaque titre de l’album, puisqu’avec Ashes Grammar, les variations sont au rendez-vous, et ce, jusqu’à la toute fin.

La première pièce, d’une durée de 11 secondes, est composée de voix qui s’entremêlent et qui s’entrechoquent pour ne faire qu’une, comme un nœud qui se noue et se dénoue tout seul. Très rapidement, nous sommes transportés vers un univers glauque et froid, là où plusieurs voix chantées en canon répètent un même motif mélodique à intervalles et à distances fixes, comme pour nous étourdir d’étonnement. Ce chant aux allures a capella nous convie d’emblée vers un tout autre horizon, vers un ailleurs que nous n’avions jamais visité encore. 43 secondes plus tard, Slaughter Killing Carnage (The Meaning Of Words) embarque et nous ne nous en étions même pas aperçus. Dès lors, une basse lente et monocorde accompagne des arrangements sonores planants, en même temps que les voix des sœurs Daniels qui se croisent et se décroisent avec perfection. Ashes Grammar semble à première vue un album déroutant, voire totalement éparpillé. Mais plus on l’écoute, plus l’on ressent le travail quasiment disciplinaire auquel se sont prêtés les sept membres d’A Sunny Day Of Glasgow. Parfois, on se laisser guider par une dream-pop bien maîtrisée, à la limite de l’inécoutable (Failure), car les voix de Ben et de Robin peuvent parfois paraître répétitives et embêtantes. À d’autres moments, l’orchestration est si bien organisée que nous avons l’impression d’entendre une résurrection de Múm (Close Chorus, Ashes Grammar) qui n’est pas mauvaise en soi.

L’album est un concept hétérogène qui risque de ravir surtout les mélomanes en quête du bizarre, de l’insolite et de l’expérimentation. Car avec A Sunny Day In Glasgow, nous sommes loin des Backstreet Boys. C’est peut-être une bonne chose, finalement.

- Desc. : Dream-pop/shoegaze
- R.S.V.A. : My Bloody Valentine, Elika, Auburn Lull

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