[]

Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Accueil du site > Musique > Z > ZEFFIRA, RACHEL

The Deserters

ZEFFIRA, RACHEL

Paper Bag

vendredi 26 juillet 2013, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) Un album unique d’une chanteuse (soprano !) unique. La Canadienne Rachel Zeffira publie un premier album hanté dont les influences se tracent autant chez Mazzy Star que Kate Bush. Est-ce le parcours classique de Zeffira qui lui a dicté d’orchestrer de si belle façon ce « Deserters » ? Chose certaine, les arrangements sont superbes.

On ne peut pas dire que cet album en est un transcendant. Il est beau, calme, vaporeux, personnel. Il demande aussi plusieurs écoutes avant de vraiment s’incruster dans le cerveau des auditeurs. La voix de Rachel Zeffira est magnifique, presque angélique. Et à certains moments, c’est justement ce débordement d’élégance qui empêche presque le tout de vraiment décoller. Sur Here On In, ses musiciens lui offrent une belle montée en intensité à la Velvet, mais la voix restera dans sa zone de confort. On la sent beaucoup plus à l’aise dans le modèle plus new age (Letters From Tokyo (Saronaya)) ou au service de mélodies tellement douces qu’elles pourraient endormir des enfants (la très belle Front Door). Break The Spell est un autre titre assez dynamique, à la mélodie accrocheuse. Zeffira a souvent tendance à beaucoup étirer ses syllabes, comme une chanteuse classique (ce qu’elle est) ce qui donne parfois un effet très apaisant, qui sied seulement aux morceaux doux.

Sur cet album, on retrouve les Londonniens de TOY, un groupe de rock psychédélique ainsi que Melissa Rigby, du défunt groupe post-punk S.C.U.M.

La Canadienne habite maintenant Londres, en Angleterre. Elle est aussi « la fille » du duo Cat’s Eyes, avec Faris Badwan qui quant à lui est aussi membre de The Horrors.

- Desc. : Pop piano atmosphérique
- R.S.V.A. : Lana Del Ray, Kate Bush, Enya

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0