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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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May

RICHARD YOUNGS

Jagjaguwar

septembre 2002, par Nicolas Pelletier

Ouain, ce n’est pas facile de passer à travers tout un album de Richard Youngs (même s’il ne fait que 36 mins) sans dériver son attention. C’est que Youngs s’est limité à du folk acoustique ultra-minimaliste. C’est presque du risque pur ! Un exemple concert : « Neon Winter », une pièce interminable de 7 minutes, n’est constituée que d’un mince filet de voix agonisante et d’un petit phrasé de guitare acoustique répété des centaines de fois sur le même ton. On dirait un équilibriste qui choisirait de s’asseoir sur son fil pendant de longues heures, en restant enfermé dans sa bulle… au niveau des spectateurs, un moment donné, on se tanne. Il y a bien là quelques chansons aux motifs plus intéressants (« Trees that fall ») et à la mélodie plus riche (« Bloom of all »), mais il reste que Youngs est sûrement plus agréable à écouter dans un café un soir où on a besoin de laisser son esprit rêvasser, que sur CD. J’ai comme l’impression que les filles 10 ans plus jeunes que lui doivent y voir un beau poète à l’âme sensible et facilement tomber en amour avec lui, pour peu qu’il soit regardable. Dépendamment comment vous le prenez, Richard Youngs peut être d’un ennui mortel comme une découverte des plus intimistes. (5/10) NP
- Desc. : folk risqué
- R.S.V.A. : Art Garfunkel, Cat Stevens, Syd Barrett

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