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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Infinite Love

WONG, DUSTIN

Thrill Jockey

mercredi 16 février 2011, par Éric Dumais

(2/5) L’artiste Dustin Wong, guitariste pour la formation Ponytail, a fait paraître,son premier album solo, le mystique et redondant Infinite Love. Présenté en deux parties distinctes, appelées respectivement Brother et Sister, l’opus se savoure un peu comme un « flip book ». En effet, il n’est pas nécessaire de commencer par la première piste pour apprivoiser la bête. Vous pouvez autant commencer par la première partie que la deuxième, et cela ne changera rien à votre appréciation de l’opus.

Par contre, on se lasse extrêmement vite de la musique répétitive de Dustin Wong. Les mélodies de départ, souvent jouées en boucle, tardent à démarrer pour de bon. Nous avons l’impression d’écouter un disque endommagé soit par une égratignure ou un grain de poussière. Le jeune musicien, malgré tout, est savamment bien préparé. Ses influences les plus proches, Jimi Hendrix, Brian Wilson, John Fahey et Brian Eno ont permis au jeune homme de se forger un style pleinement assumé, mature et harmonieusement bien maîtrisé, mais pas tout à fait au point, malheureusement.

La première impression qui vous viendra en tête à l’écoute d’Infinite Love, c’est l’aspect répétitif qui saccage la majorité des pièces de l’opus. Pourquoi avoir adopté un style aussi redondant, au profit d’une musique progressive et bien calculée ? La raison est assez simple. L’inspiration de Dustin Wong provient d’une phrase clé qu’a dit John Fahey lors d’un entretien : « Je jouais de la guitare, mais j’entendais un orchestre dans ma tête. » Impressionné par ce « let motiv » et par cette façon de percevoir l’aspect créatif, Dustin Wong s’est mis à imaginer de quelle manière il composerait sa musique. Dans la plupart des cas, il amorce ses chansons par de simples mélodies jouées en boucle. Puis, c’est de manière progressive que s’enchaînent les partitions de guitare électrique (à laquelle il faut ajouter une série de pédales de distorsion et d’effets divers) et de clavier. Au moins, rien n’est là par pur hasard. On ne frôle jamais la cacophonie non plus. Les chansons sont majoritairement fort écoutables, mais c’est un style dont on se lasse très rapidement. Si vous aimez entendre différents « loops » de guitare, agrémentés de textures synthétiques variées, vous serez peut-être un adepte digne de ce nom. De toute manière, la nouveauté n’a jamais fait de mal à personne ?

- Desc. : Guitar FX geek
- R.S.V.A. : Ecstatic Sunshine, Ponytail, Hella

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