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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

S/T

WOMEN

Jagjaguwar

lundi 8 juin 2009, par Yannick Valiquette

(3.5/5) Avec deux membres d’Azeda Booth à son bord et Chad VanGaalen derrière la console, la formation entièrement masculine de Women réussit en quelque sorte un exploit en intégrant autant de styles en un peu moins de trente minutes. Remarquez, ils ne sont certainement pas les premiers à s’intéresser à l’indie rock, au noise rock, à la pop psychédélique et même à l’ambiant, mais Women a pour particularité de rarement mélanger ses influences au sein d’une même pièce. À quelques exceptions près, les mélodies et la distorsion font chambre à part, ayant pour seul point commun un aspect lo-fi comme ligne directrice.

Une première écoute s’avère d’ailleurs peu concluante : seule la très accrocheuse Black Rice retient vraiment l’attention avec ses airs rappelant le Velvet Underground, le reste de l’album étant victime de sa séquence désordonnée. Ce n’est qu’après plusieurs écoutes que les choses tombent éventuellement en place, et ce qui nous semblait décousu au départ finit par donner à Women son caractère unique. Peu à peu, des liens se créent entre les nappes de distorsion de Lawncare, l’orgue minimaliste de Woodbine, les airs pop de Group Transport Hall, les mélodies de Shaking Hands et l’atonalité de January 8th pour former un album que l’on apprécie dans sa totalité plutôt que pièce par pièce.

L’erreur serait de tenter de catégoriser la musique de Women, puisqu’elle ne fait elle-même pas de distinction entre les sous-genres. Certains amateurs d’indie rock seront peut-être repoussés par le côté plus noise tandis que les autres trouveront certains moments trop accessibles, mais l’idée est justement de trouver un équilibre entre les deux. Et c’est exactement ce que Women accomplit.

- Desc. : Indie rock, noise rock
- R.S.V.A. : Deerhoof, Liars, Eric’s Trip

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