Une première écoute s’avère d’ailleurs peu concluante : seule la très accrocheuse Black Rice retient vraiment l’attention avec ses airs rappelant le Velvet Underground, le reste de l’album étant victime de sa séquence désordonnée. Ce n’est qu’après plusieurs écoutes que les choses tombent éventuellement en place, et ce qui nous semblait décousu au départ finit par donner à Women son caractère unique. Peu à peu, des liens se créent entre les nappes de distorsion de Lawncare, l’orgue minimaliste de Woodbine, les airs pop de Group Transport Hall, les mélodies de Shaking Hands et l’atonalité de January 8th pour former un album que l’on apprécie dans sa totalité plutôt que pièce par pièce.
L’erreur serait de tenter de catégoriser la musique de Women, puisqu’elle ne fait elle-même pas de distinction entre les sous-genres. Certains amateurs d’indie rock seront peut-être repoussés par le côté plus noise tandis que les autres trouveront certains moments trop accessibles, mais l’idée est justement de trouver un équilibre entre les deux. Et c’est exactement ce que Women accomplit.
Desc. : Indie rock, noise rock
R.S.V.A. : Deerhoof, Liars, Eric’s Trip
