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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Adrift

WINO

Exile on Mainstream

samedi 21 mai 2011, par Yannick Valiquette

(3/5) Le monde du rock est rempli de clichés. Tandis que la plupart des vedettes se laissent prendre au jeu des stéréotypes pour finalement devenir des caricatures d’elles-mêmes, d’autres incarnent les excès du rock avec tant de naturel et d’intégrité qu’elles en deviennent des légendes. Scott « Wino » Weinrich fait partie de cette poignée d’artistes dont les exploits commandent le respect plutôt que l’embarras. Après avoir passé plus de 30 ans au sein de groupes marquants de la scène stoner / doom (SaintVitus, The Hidden Hand The Obsessed etc.), Scott Weinrich a décidé de ranger sa guitare électrique et de se raconter sur Adrift, son premier album acoustique.

Bien qu’Adrift soit dans les faits le deuxième album à paraître sous le nom de Wino, il est le premier à justifier l’utilisation du terme album solo. Punctuated Equilibrium, paru en 2009, était un bon album qui présentait toutefois peu de surprises et qui aurait facilement pu se fondre dans la discographie d’un de ses nombreux autres groupes. Adrift, de son côté, est un album plus personnel tant au niveau de la musique que des paroles. La différence majeure réside dans le fait qu’à l’exception de quelques solos de guitare électrique, l’album a entièrement été exécuté à la guitare acoustique. Si le jeu toujours aussi impressionnant de Weinrich passe aisément le test du débranché, le transfert des compositions vers l’acoustique se révèle toutefois un peu plus laborieux. Le problème est qu’on a parfois l’impression d’entendre des versions acoustiques de pièces qui étaient électriques à la base. En s’installant entre l’arbre et l’écorce, ces compositions manquent à la fois de la puissance qu’elles tentent de dégager et du sentiment d’intimité que Wino essaie de convoyer. Ceci dit, Adrift contient aussi de très beaux moments, notamment sur ‘DBear’, ‘Whatever’, et la pièce titre où Weinrich réussit à nous toucher avec une économie de moyen qui emprunte davantage au folk américain qu’au rock. ‘Suzanes Song’ et ‘O.B.E.’, deux pièces instrumentales, font aussi partie des moments les plus fragiles de l’album et laissent paraître une facette beaucoup plus personnelle de l’artiste.

Décidément, aucun compromis n’a été fait pour Adrift. L’objectif était clairement de se faire plaisir et c’est exactement ce que Wino a fait. Alors que les fans accueilleront ce nouvel album comme un véritable cadeau du ciel, les autres y verront un album agréable, mais aussi une occasion quelque peu ratée de tenter l’expérience acoustique jusqu’au bout.

- Desc. : Rock acoustique
- R.S.V.A. : Spirit Caravan, Om , The Hidden Hand

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