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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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S/T

WILSON, LARRY JON

Drag City

lundi 8 mars 2010, par Éric Dumais

(3/5) Il n’est pas rare que des artistes se découvrent un talent pour la musique seulement à un âge avancé. C’est un peu le destin d’un homme bien ordinaire du nom de Larry Jon Wilson. Né en Georgie en 1940, mais originaire de Nashville aux États-Unis, Larry n’a commencé à jouer de la guitare qu’à l’âge de 30 ans. Ce n’est que quatre plus tard – expérience oblige - qu’il devient un musicien sachant manier sa guitare acoustique avec prouesse et délicatesse. En 1970, il réalise quatre opus au succès assez marqué, à savoir New Beginnings (1975), Let Me Sing My Songs (1976), Loose Change (1977) et The Sojourner (1979), de sorte qu’il développe, peu à peu, une certaine notoriété auprès du public. 30 ans plus tard, il décide d’enregistrer un nouvel album.

Larry Jon Wilson a produit ce nouvel opus en Floride, dans un marathon d’environ une semaine, avec l’aide précieuse de Jerry DeCicca (The Black Swans) et de Jeb Loy Nichols. Installés dans un magnifique condo au bord de la mer, les quatre artistes se sont affairés à la création d’un beau petit joyau.

Larry Jon Wilson est un opus qui s’inscrit à mi-chemin entre le country et le folk acoustique, style qu’il avait déjà adopté vers la fin des années 70. Il est à noter que la principale qualité de cet auteur-compositeur est sans contredit sa voix grave et mielleuse, qui rappelle, selon certaines intonations, des chanteurs de renom tels que Johnny Cash ou Neil Diamond. Shoulders, la pièce d’ouverture, est une mélodie magnifique qui pourrait très bien se retrouver dans un remake de Lucky Luke, entre autres dans une scène où il chevauche Jolly Jumper, l’air sévère et une cigarette au coin de la bouche. Il est vrai que chaque chanson ressemble un peu à sa voisine, de sorte qu’il est possible qu’un de vos amis vous demande de changer de pièce et que vous répondiez, l’air gêné, que c’est déjà fait. Disons qu’il faut percevoir l’album comme un long souffle créatif, dans lequel Larry Jon Wilson partage avec ses fans ses expériences de vie et ses déboires. À la guitare, il surprend son auditoire avec de magnifiques arpèges (Heartland), mais c’est définitivement sa voix qui s’avère être l’élément le plus séduisant du lot. Elle charme à coup sûr sur des pièces aussi exquises que Long About Now, I Am No Dancer ou l’interminable Whore Trilogy, qui ressemble plus à une histoire chantée qu’à une simple chanson.

En outre, Larry Jon Wilson nous offre un album séduisant et rafraîchissant qui s’écoute bien pendant une longue promenade en solitaire, ou encore entre amis, afin de détendre un peu plus l’atmosphère.

- Desc. : Country, folk-rock.
- R.S.V.A. : Johnny Cash, Kris Kristofferson, Bonnie ’Prince’ Billy

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