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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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These Four Walls

WE WERE PROMISED JETPACKS

Fat Cat

dimanche 4 avril 2010, par Éric Dumais

(3/5) C’est après avoir charmé les oreilles expérimentées d’une bande de lycéens d’Édimbourg en 2003 et après s’être fait remarquer par l’industrie que les quatre Écossais du groupe We Were Promised Jetpacks, essoufflés mais satisfaits, débarquent avec un premier effort qui risque de ne pas passer inaperçu.

Avec le succès de leur EP intitulé Quiet Little Voice, le quatuor anglais s’est rapidement inscrit au sein du registre d’appréciation de la plupart des fans de rock indie. Ce mérite leur a permis, du coup, de produire avec brio ce premier opus intitulé These Four Walls. Les premières notes de It’s Thunder And It’s Lightning démarrent et le spectateur sait déjà à qui il a affaire : à une bande de jeunes musiciens d’expérience et au talent inouï qui opèrent dans le rock pur et énergique, avec des chansons empreintes d’une rythmique pop mélodieuse d’un haut calibre. Le seul hic, par contre, est la redondance et l’impression de déjà-vu qui imprègnent de leurs pattes gluantes chaque pièce de l’album. Mis à part cela…

… il y a beaucoup d’énergie et de fougue dans la musique de ce quatuor, mais plus particulièrement dans le chant d’Adam Thompson, qui ne se lasse pas de nous en mettre plein la vue tout au long de l’écoute. En effet, le chanteur et guitariste de la formation crie son ardeur et gueule ses états d’âme sans aucune retenue, et ce, pour notre plus grand plaisir. Aussi, les guitares représentent un élément majeur au sein de la formation, car on a le droit à des riffs complètement endiablés (This Is My House, This Is My Home, Quiet Little Voices) et des picking vraiment habiles (Roll Up Your Sleeves, Moving Clocks Run Slow). Et que dire des deux ballades de l’album, à savoir Conductor et Keeping Warm, lesquelles sont surchargées d’intensité, tout en étant jouées avec douceur et légèreté. Sont appréciables aussi les diversions qui surviennent comme par surprise, que ce soit, par exemple, la voix robotique sur A Half Built House, qui est plongée dans une ambiance mi-électro mi-rock psychédélique, ou encore l’espèce de déchirure sonore qui envahit un fragment de la pièce An Almighty Thud, histoire de nous surprendre un peu. L’album contient des variations vraiment intéressantes, mais étant donné la présence quelque peu envahissante de la voix d’Adam Thompson (qui nous tape rapidement sur les nerfs), cela nous donne l’impression d’écouter sur repeat la même chanson, encore et encore.

Outre ces quelques petits accrochages, la formation anglaise a produit, règle générale, un opus qui mérite une attention particulière et attentive. Peut-être arriveront-ils, lors de la sortie de leur prochain album, à nous concocter une véritable bombe prête à nous exploser en pleine figure !

- Desc. : Rock indie emo-pop mélodique
- R.S.V.A. : The Twilight Sad, Broken Records, Frightened Rabbit

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