[]

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Musique > W > WATSON, PATRICK

Just Another Ordinary Day

WATSON, PATRICK

Secret City

lundi 7 juin 2010, par Nicolas Pelletier

(3/5) Aujourd’hui, grâce au beau succès de sa belle The Great Escape qu’on entend dans les pubs télé et dans les génériques de films, et de son audacieuse prestation multidisciplinaire extérieure au Festival de Jazz l’été passé, Patrick Watson jouit d’une bonne réputation fort justifiée, d’ailleurs. Mais en 2003, lorsqu’est sorti son premier album, le Montréalais né en Californie était un complet inconnu : son œuvre était passée un peu sous le radar du public et même des critiques indie. Secret City a donc eu la bonne idée de ressortir Just Another Ordinary Day dont nous vous parlons aujourd’hui.

Cet album nous présente un artiste qui explore différents styles, du rock atmosphérique planant à la Radiohead, au jazz psychédélique vaporeux dans de longues chansons de plus de 5 à 7 minutes dans lesquelles voix et instruments prennent le temps de s’exprimer. La batterie est aérée, les ambiances sont explorées en profondeur, on se croirait presque à Pompéi avec les Pink Floyd du début des années 70. Il s’agit probablement de l’album où l’esprit de groupe est le plus fort, puisque de larges moments instrumentaux parsèment l’œuvre. On sent l’implication des musiciens formant le groupe « Patrick Watson » plus que jamais. Tous semblent prendre chaque note très au sérieux (Woods), laissant l’émotion et le côté énigmatique de certaines ambiances prendre beaucoup de place. Parfois, des refrains archi-mélodiques émanent du lot, comme si McCartney débarquait soudainement dans le studio (notamment dans Mary).

Les chansons de Watson ne sont pas aussi abouties que celles qu’on a pu entendre sur Closer to Paradise et The Wooden Arms. Mais il demeure intéressant de réécouter cet artiste ingénieux (et sympathique) à ses débuts. On se rappellera que ce talent local a aussi enregistré des bandes sonores de films (dont C’est pas moi, je le jure !) et joué avec des grands noms comme John Cale, Cinematic Orchestra, Amon Tobin, Feist et … James Brown ! Un touche-à-tout de grand talent.

- Desc. : Indie-folk
- R.S.V.A. : Jeff Buckley, Andrew Bird, Leif Vollebekk

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0