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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Skull Worship

WARLOCKS, THE

Zap Banana

lundi 3 novembre 2014, par Bastien Léger

(3.5/5) Le groupe The Warlocks revient avec un sixième album intitulé « Skull Worship ». Avec une formation resserrée autour de cinq musiciens (Bobby Heckser au chant et à la guitare, JC Rees à la guitare, Earl V. Miller à la guitare, George Serrano à la batterie et Christopher Di Pino à la basse) l’album est constitué de huit morceaux à l’ambiance oppressante à souhait.

Ce groupe propose un rock psychédélique aux guitares saturées. Le quant à lui est une composante importante qui vous marque durant toute la durée de cet album. Ce dernier commence par « Dead Generation » qui est parfait pour débuter l’album. Il est représentatif du savoir-faire de ce groupe avec des rythmes lents et un chant très mélancolique, provenant probablement des différents déboires du chanteur et du guitariste du groupe. L’enchaînement avec la pièce suivante, « Chameleon », se fait de façon tout à fait naturelle car elle propose la même ambiance.

Le couple rythmique basse/batterie maintient l’ambiance lourde du morceau sans pour autant être dénué de finesses. « Endless Drop » est du même acabit avec énormément de saturation dans les guitares et toujours ce chant lancinant et dépressif. Sans même s’intéresser au sens même du texte, le chanteur arrive à faire partager son mal de vivre évident, et c’est ce qui fait sa force. « Silver & Plastic » est beaucoup plus acoustique et vous fera penser à du Radiohead période « Creep ». « He looks good in space » est peut-être le morceau qui se démarque le plus de l’album avec une ambiance moins saturée et beaucoup plus planante. La voix semble venir d’outre-tombe et le morceau laisse un sentiment d’inachevement malsain et ultra oppressant. « You’ve changed » présente des gimmicks à la guitare toujours dans le domaine de l’entêtant et du lugubre. La guitare se fait voix, la voix se fait guitare… « It’s a hard fall » continue dans la volonté de chuter dans le vide avec une rythmique beaucoup plus énergique. Un dernier sursaut avant le grand saut ? « Eyes Jam », uniquement instrumental, est sans doute le morceau le plus joyeux de l’album. L’enjeu serait-il de terminer sur une note d’optimisme après un voyage aux confins de la déprime ? Le prochain album de ce groupe nous donnera certainement une réponse à cette question en suspens.

Dans tous les cas, cet album est réussi malgré une certaine linéarité entre les morceaux. Le spleen délivré tout au long de l’album vous habite et vous suit en permanence et les morceaux s’intériorisent très naturellement dans votre mémoire.

- Desc. : Rock psychédélique expérimental
- R.S.V.A. : Brian Jonestown Massacre, Black Spacemen 3, Sonic Youth

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