[] [] [] [] [] []

SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

Accueil du site > Musique > W > WE WERE PROMISED JETPACKS

In The Pit Of The Stomach

WE WERE PROMISED JETPACKS

Fat Cat

mercredi 18 janvier 2012, par Marc-André Pilon

(3/5) Deuxième album pour le groupe originaire d’Édimbourg, In The Pit Of The Stomach reprend là où WWPJ nous avaient laissés il y a deux ans sur These Four Walls. Encore une fois on est dans un environnement claustrophobe, la batterie martelant des rythmes presque militaires que des guitares rasoirs semblent vouloir enfermer dans des distorsions agressantes, la voix un peu caverneuse s’empressant d’ajouter une touche de mélancolie à l’ensemble. Le post-punk a cependant pris le dessus ici, les ballades se faisant plus rares et les pièces plus courtes, une seule chanson dépassant la barre des six minutes.

Les premières chansons semblent être l’apéritif, des bonnes compositions qui prennent un peu de temps à lever mais qui ne nous font pas décrocher. Si l’intro de Circle and Squares peut faire penser à At the Drive-in, la voix nous ramène tout de suite dans le vif du sujet. Le modèle intro rapide, couplet lent, refrain épique qui reviendra tout au long de l’album est bien exploité ici. Si l’énergie est là, on souhaiterait que le côté propret soit remplacé par de la crasse pour accompagner la sueur. Même si je ne m’attends pas à a entendre Mclusky en écoutant WWPJ, le groupe est capable de sortir le gras dans Hard To Remember : la guitare plus distorsionnée, quelques fausses notes dans la voix et surtout l’accent écossais qui y est plus audible que sur d’autres pièces. La plage suivante, Picture Of Health semble s’enligner dans le même moule pour donner le ton au reste de l’album mais on enchaîne avec une ballade aux envolées post-rock épiques qui nous rappelle que le groupe ne se laisse pas cantonner dans un style. On reprend ensuite à pleine charge avec Boy in the Backseat sur laquelle on n’a pas le temps de reprendre notre souffle avant les dernières secondes. Le niveau redescend un peu sur Human Error pour ensuite terminer avec Pear Tree qui rappelle un peu plus Interpol.

In the Pit of the Stomach ne devrait pas décevoir les admirateurs de la première heure mais manque juste un peu d’originalité pour leur ouvrir de nouvelles portes. Cependant, si on voit le disque comme objet promotionnel visant à attirer les gens au concert, alors là, c’est totalement réussi puisque on se dit tout le long de l’écoute qu’on aimerait bien voir le rendu sur scène.

- Desc : Post-punk, post-rock
- R.S.V.A. : The Twilight Sad, Editors, Wu Lyf

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0