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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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S/T

VERONICA FALLS

Slumberland

lundi 13 février 2012, par Marc-André Pilon

(4/5) Un premier album pour ce jeune quatuor londonien formé en 2009. Donnant dans l’indie-pop, Veronica Falls semble être à la croisée de chemins un peu croches, soit des coins de rues formés de Masters of the Hemisphere avec Dum Dum Girls sur lesquels résideraient Kevin Shields, Kim Deal et Jeff Mangum.

Tout ce à quoi l’on peut s’attendre y est : les mélodies accrocheuses, les voix pas toujours justes mais bien placées, la batterie simpliste, les guitares rythmiques qui semblent toujours avoir le même picking, une ligne de basse linéaire et une tonne de reverb’. Le plus surprenant, c’est que ça marche. Il y a juste assez d’audace et de trouvailles sur le disque pour qu’on ne tombe pas dans le panneau du pastiche ou de la monotonie. Si musicalement, on se promène autant chez Lou Barlow (qu’importe le projet que vous préférez de lui) que chez Phil Spector, c’est au niveau des harmonies et des mélodies vocales que le groupe ressert le tout et nous convainc de son talent. Tout en étant au goût du jour, soit en pigeant autant chez les Beach Boys que dans le répertoire indie des années 90, certains des refrains restent en tête longtemps et on se surprend même à aimer le final a cappella médiévale de Misery.

Habilement épaulé de Guy Fixsen (Laika) derrière les consoles, Veronica Falls s’offre une belle première carte de visite avec cet album homonyme. Avec une bonne humeur bon enfant et juste assez de poil au torse pour qu’on ne s’ennuie pas, on écoute d’un bout à l’autre sans se lasser.

- Desc. : Indie-pop shoegaze
- R.S.V.A. : The Brunettes, Kevin Shields, Asobi Seksu

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