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Modern Vampires Of The City

VAMPIRE WEEKEND

XL

vendredi 19 juillet 2013, par Émile Tempère

(4/5) Zombies, vampires et autres créatures de la nuit sont à la mode depuis quelques années et, c’est indéniable, ont en mange à toutes les sauces, cette saveur donnerait-elle des haut-le-coeur ? Pour tout dire, c’est l’overdose depuis peu. Il est plus que temps de laisser Edward régler ses problèmes d’abstinence tout seul. Les quatre New-Yorkais de Vampire Weekend même s’ils ont participé à la bande originale de Twilight n’ont rien d’écoeurant, depuis « A punk » en 2007 j’en ingurgite à chaque nouvelle sortie du band. La recette paraît simple, ils mélangent Rock, mélodies, rythmes africains et influences classiques occidentales. Pour faire qu’un tel crossover fonctionne sans donner dans le mauvais goût, ça relève d’un véritable talent et d’une grande maîtrise de la composition.

Pas de problème, Vampire Weekend s’est formé sur les bancs de Columbia en musicologie.

Oui, ça peut être un avantage...

À l’écoute du Modern Vampire Of The City, ce disque m’a fait oublier l’hiver et son lot de grisailles pour un tour dans l’Upper West Side un dimanche matin de juin, sous le soleil.

C’est album nous sort de notre léthargie hivernale, même si les textes touchent à la nostalgie, les ruptures amoureuses. On sent que la trentaine approche pour les vampires de New York, cet album et comme un retour sur le vécu des membres, la clôture d’une trilogie débutée il y’a six ans.

Le choix du producteur Ariel Reichtshaid pour cet album fut un risque pris par le groupe, car Ariel est un outsider du genre, sans être un novice pour autant (Justin Bieber,Kylie Minogue, Usher). Mais parfois des dyades improbables donnent des résultats assez inattendus, c’est le cas pour Modern Vampire Of The City.

La production est des plus léchée, la composition de tous les titres est mise en valeur par la qualité de la réalisation, elle est de loin la plus poussée des trois albums. L’originalité est un de points positifs, même si ont sent quelques influences New Wave ou Rock Steady, la direction artistique reste toujours surprenante, ils mêlent rythmes africains, chorales classiques et basses saturées.

Le triptyque d’entrée pose les bases directement. Voix aérienne, beats empruntés au working songs sur « Obvious Bicycle », Envolées Rock Steady pour « Unbelievers » et la sublime « Step » aux tendances Hiphop syncopées mêlées de clavecins, il fallait y penser, c’est surprenant. On arrive au single « Diane Young » qui joue la carte des anciennes compositions de Vampire Weekend mais avec un souffle nouveau, bien plus moderne. Un drum punk entre électro empruntée à Prodigy et Triphop. Et la petite touche de fun : Ariel a du poser son doigt sur la bande qui défilait, ce qui change le pitch de la voix, c’est drôle tout en restant de bon goût. Si vous restez assis à l’écoute de ce titre, votre vie doit être terriblement ennuyeuse...

« Don’t Lie » joue dans le contraste avec un drum énorme à la John Bonham, les voix et les mélodies sont très fines et bien choisies. Le reste de l’album est presque dans la même veine jusqu’à ma pièce préféré, « Hudson ». Tout est parti d’un poème écrit par Ezra Koening qui décrit les effets de la pluriethnicité dans ce quartier dont sont originaire trois des membres. Cette chanson est certainement la plus noire de l’album. Des chœurs entre Dany Elfman et Howard Shore, on imagine sans peine l’ambiance qui règne dans Hudson. Les percussions presque arythmiques ajoutent au mal être de l’ambiance. Ça fait bien longtemps que je n’avais pas ressenti ça dans une chanson.

Modern Vampire of The City est un des bons albums de ce début d’été. Versatile, élégant et très bien produit, il ouvre au groupe de nouvelles perspectives novatrices dans la création des prochains projets du groupe. Cette trilogie maintenant clause fait de Vampire Weekend un groupe à part dans le paysage musical actuel.

- Desc : Indie rock joie
- R.S.V.A : The Dodos, MGMT, Foster The People

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