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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Contra

VAMPIRE WEEKEND

XL

vendredi 29 janvier 2010, par Nicolas Pelletier

(2/5) Le nouvel album de Vampire Weekend était probablement l’un des plus attendus, étant donné l’immense succès connu avec leur premier, éponyme, sorti il y a exactement un an. Mais malheureusement, une bonne partie de la magie qui avait plu tant aux critiques qu’au public a disparu sur « Contra ».

Et c’est bien dommage, car VW avaient développé une recette fort efficace de mélodies accrocheuses et guitares africaines, le tout dans un emballage épuré mais dynamique. Sur « Contra », il y a quelques moments énergiques (Cousins) et certains plus africains que d’autres (comme Giving Up The Gun, très pop dance floor), mais on dit malheureusement adieu aux mélodies brillantes et aux lignes accrocheuses qui leur avait mérité des éloges des magazines Rolling Stone et Spin (Best new band of ‘08). Ezra Koenig et sa bande nous servent des balades sans intérêt (I think UR a Contra) ainsi que des chansons pop qui rappellent beaucoup plus Paul Simon (White Sky et Diplomat’s Son) que Clap Your Hands Say Yeah. On a rien contre Simon, mais disons que l’originalité exprimée sur leur premier album éponyme vient de prendre le bord. À l’instar de leurs concitoyens brooklynois, VW n’ont pas réussi à égaler – ni même s’approcher – du génie de leur premier opus. Holiday, est peut-être la plus excitante du lot, mais on ne criera pas au génie pour cette chansonnette estivale assez facile. La très mauvaise idée d’utiliser du vocoder sur la pièce suivante, California English, met le dernier clou dans le cercueil.

Sur « Contra », VW ont sans doute voulu se distinguer et ne pas répéter la recette miraculeuse, ce qui est bien noble, mais en s’en éloignant autant, ils ratent leur cible. Pourtant, dès le premier morceau, Horchata, la voix collégienne de Koenig combinée aux percussions caribéennes semblaient prometteuses, même si la mélodie de ce morceau n’était pas exceptionnelle. Mais après quelques écoutes de cet album tout frais sorti le 12 janvier dernier, on se rend bien compte qu’à aucun moment cet album ne décolle. Le leader Koenig semble bien assis dans sa zone de confort… ou sur sa couronne de lauriers ?

- Desc. : Indie rock varié
- R.S.V.A. : Islands, Talking Heads, Paul Simon

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