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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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In Heaven

TWIN SISTER

Domino

mercredi 8 février 2012, par Vanessa Hauguel

(4.5/5) Après deux EP qui leur ont valu de belles et de bien flatteuses comparaisons (Cocteau Twins entre autres), Twin Sister s’est lancé avec corps et âme dans l’album In Heaven, digne d’autres éloges. En effet, le résultat confirme, sinon témoigne, d’un talent plus grand qu’on ne se l’imaginait.

Le quintet tout droit sorti de Long Island, New York, a bien su affuté ses mélodies et ses inspirations, révélant aujourd’hui un fin mélange de pop lumineuse et rêveuse, d’électro-funk rétro et d’acoustiques lunaires. Le son de Twin Sister s’est non seulement peaufiné, il est devenu unique. Ce minutieux assemblage devient une invitation à un imaginaire distinct recelant de torpilles de couleurs, de vents dansants et d’objets non identifiables brillants : textures foisonnantes et rafraichissantes, sur des tons pastels éclatants. Somme toute, une musique composée d’une panoplie d’œuvres et d’influences, toutes imagées et évocatrices.

L’ordre des chansons sur l’album en lui-même semble bien précis, parfaitement ordonné pour nous faire absorber avec lenteur ce fruit aux multiples pelures et saveurs. Pas à pas, on expérimente l’album lentement au début, goûtant à l’univers de Twin Sister. Lorsque Kimmi in a Rice Field se fait enfin entendre, c’est le déclic, l’oreille se tend plus loin.

Les subtilités délicatement enchevêtrées sur In Heaven se découvrent et se déclinent dans une ambiance musicale riche, tant en sonorités qu’en émotions, comparable en effet à Cocteau Twins. Les jumeaux sont de connivence il faut croire.

Si certains trouveront chez Twin Sister des airs prétentieux de néo-hispters, égocentriques ou des airs hédonistes aigus, on comprend rapidement que l’enveloppe recèle pourtant d’une pop bel et bien riche et bien travaillée. Muni de reflets funk et disco, juste assez flashy, l’album devient vite irrésistible. On retrouve en chemin, la grâce de Camera Obscura et le zèle de Stereolab. Un album qui peut s’avérer un peu difficile à cerner de prime abord, mais le meilleur vient à ceux qui savent attendre. C’est d’ailleurs sans doute tous ces filons plus complexes qui lui confèrent une sensibilité et une identité propre. Une dose parfaite de dream pop éthérée aux atmosphères à la fois complexes et délicates. In Heaven ne se fera pas prier pour qu’on l’écoute encore et encore.

- Desc. : Dream pop
- R.S.V.A. : Beach House, Camera Obscura, Cocteau Twins

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