[]

Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

Accueil du site > Musique > T > TWILIGHT SAD, THE

Forget The Night Ahead

TWILIGHT SAD, THE

Fat Cat

jeudi 4 février 2010, par Éric Dumais

(4.5/5) Un excellent album vient de pointer le bout de son nez chez FatCat : Forget The Night Ahead, des très rock-shoegaze-dark-noisy The Twilight Sad. C’est à coup sûr un opus envoûtant et ensorcelant à l’intérieur duquel se cache un potentiel faramineux. Souhaitons-leur de tout cœur succès et reconnaissance pour ce tout nouveau chef-d’œuvre musical.

Formée en 2003, la formation britannique The Twilight Sad compte désormais un effort de plus à sa discographie. Il faut cependant spécifier que leurs albums précédents n’avaient pas tellement attiré l’attention des médias et du public (mais celle des mélomanes, oui !), à part peut-être Fourteen Autumns, Fifteen Winters (2007), l’album qui fait office de charnière entre l’époque des Twilight Sad débutants et leur moment de gloire actuel. Outre celui-ci, n’oublions pas Killed My Parents And Hit The Road (2009), paru plus tôt en 2009, et leurs principaux EP, à savoir The Twilight Sad (2006), Here, It Never Snowed. Afterwards It Did (2008) et Seven Years Of Letters (2009). À la suite de ce méli-mélo extraordinaire de LP et de EP, le quatuor débarque avec un troisième opus…

Forget The Night Ahead est le disque le plus dark jamais composé par la jeune formation anglaise. Et c’était déjà prévu, même qu’ils avaient l’intention, depuis un certain temps, d’explorer une nouvelle voie musicale jusqu’alors inconnue pour eux. C’est la raison pour laquelle James Graham (chant), Andy MacFarlane (guitare, accordéon), Craig Orzel (basse) et Mark Devine (batterie) ont décidé de quitter les terrains battus (qu’a piétiné allègrement leur très bon Fourteen Autumns, Fifteen Winters), afin d’explorer un territoire beaucoup plus sombre. L’album démarre en trombe avec une guitare qui s’époumone et par-dessus laquelle se mêlent à merveille batterie lancinante, basse lascive et voix mélancolique.

D’emblée, une légère influence 80’s se fait entendre pendant que s’affichent, dans notre espace mnémonique, des groupes aussi populaires et célèbres que The Cure ou Joy Division. Mais ce qui nous vient à l’esprit à l’écoute de cet opus est sans contredit le band new-yorkais de l’heure : A Place To Bury Strangers. On retrouve sensiblement la même atmosphère, en moins saturée. Les guitares électriques sont aussi planantes, en peut-être moins distorsionnées. Mais c’est la même énergie qui traverse les deux formations. I Became A Prostitute, titre de leur premier tube de l’année, est la meilleure pièce de Twilight Sad jusqu’à ce jour. On sent une mélancolie exacerbée à outrance, sans oublier la révolte latente mais néanmoins explosive qui marque les excellents lyrics de cette chanson. Et ce qui est merveilleux, et ce, pour notre plus grand bonheur, c’est que l’album en est imprégné en entier.

Pour ceux qui se sentent ou qui se sont sentis interpellés à la lecture de ces dernières lignes, il est peut-être temps pour vous de courir au magasin et de l’acheter sans plus tarder ?

- Desc. : Indie dream pop shoegazy
- R.S.V.A. : The Smiths, My Vitriol, National

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0