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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Poetry Of The Deed

TURNER, FRANK

Anti-

jeudi 11 mars 2010, par Éric Dumais

(2.5/5) Ceux qui travaillent pour l’étiquette américaine Xtra Mile peuvent se féliciter d’avoir mis le grappin sur Frank Turner, un musicien spécialisé dans le hardcore, mais aussi dans le folk-punk aux relents country, dont le talent semble se multiplier au fil des années, comme une traînée de mauvaise herbe en plein mois de juillet.

La musique de Turner est entraînante, même qu’elle est mélodieuse et rythmée à souhait, et le nombre de ses fans est une preuve irréfutable du talent et du professionnalisme de ce jeune homme. Mais sa musique manque de profondeur, de complexité, bref, elle n’arrive pas à surpasser nos attentes. C’est peut-être l’étonnante collection de CD punk rock qui voltigent dans notre tête qui nous empêche d’apprécier sa musique comme on le devrait. Car à certains moments, on a l’impression d’entendre des refrains à la Nickelback, tellement l’enjouement est exagéré, presque à la limite du commercial, alors qu’à d’autres instants, on hallucine l’espace d’un moment Dexter Holland des Offspring, tellement la similitude est grande. On avait déjà eu un aperçu de ce qu’était capable de nous offrir Frank Turner par le passé, avec notamment la parution de son premier EP, Campfire Punkrock (2006) et de ses deux précédents albums, Sleep Is For The Week (2007) et Love Ire & Song (2008).

L’orchestration, pour être maîtrisée avec brio, elle l’est. Dès l’ouverture, Live Fast Die Old nous convie à des accords de guitares électriques solides et secs et des percussions rapides et dynamiques. Il n’y a aucun doute, c’est du punk, même que c’est du folk-punk. Frank Turner maîtrise bien sa voix, qui a cependant tendance à nous lasser à la longue. La transition entre la première pièce et la seconde est assez déstabilisante, même qu’il est conseillé que votre grand-mère ne soit pas dans la même pièce que vous lorsque le changement survient. Car quiconque ne s’y attend pas sera surpris par le changement de vitesse de la mélodie, par le ton enjoué et endiablé de Turner dans le détour, mais surtout par la rythmique country-punk qui s’empare comme par magie de Try This At Home. La pièce est intense, courte, mais vraiment intense. Poetry Of The Deed s’avère être en réalité un album punk comme on a été habitué d’en entendre à notre adolescence : on passe, à l’écoute, par des ballades acoustiques rapides, à des pièces punk qui frôlent le hardcore (n’oublions pas que Frank Turner vient d’une formation hardcore appelée Million Dead). Bon, l’album est écoutable, rythmé, mais il manque ce petit quelque chose d’indéfinissable qui fait toute la beauté d’un excellent album de musique.

- Desc. : Folk-punk hardcore
- R.S.V.A. : Flogging Molly, The Riot Before, Yesterday’s Ring

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