Avec La Petite Nicole, Torngat revient avec le même type d’intention et d’instrumentation, mais se veut plus expérimental avec des pièces qui sont plus longues et avec des mélodies moins évidentes. Il faut être plus patient pour rencontrer ces petits éléments mélodiques qui faisaient de leur effort précédent un ouvrage irréprochable. Les compositions sont plus ambiantes et faites pour être explorées dans leur ensemble pour être appréciées à leur plein potentiel. Le sentiment d’une trame sonore de film tordu est encore plus présent ici. Le monde de La Petite Nicole rappelle celui de la Citée des enfants perdus ou à un quelconque cirque de clowns chagrinés. Oui, on y devine une grande tristesse. Cependant, la musique de Torngat est toujours emplie d’une forte lueur d’espoir où les larmes finales en sont de joie.
La Petite Nicole est légèrement moins accompli que l’était You Could Be, mais reste une belle combinaison de pièces très élégantes à écouter dans une solitude attentive.
Desc : Post-rock jazzé expérimental
R.S.V.A. : Bell Orchestre, Do Make Say Think, Tangerine Dream
