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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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The Something Rain

TINDERSTICKS

Constellation

mardi 1er mai 2012, par Nicolas Pelletier

(4/5) Un autre très solide album du rarement décevant groupe Tindersticks. « The Something Rain », leur 9e opus de leur carrière longue de maintenant 20 ans, est un album mystérieux mais dynamique qui rappelle certains moments de la carrière de David Bowie (notamment sur Frozen, avec saxophone et guitares inquiétantes et sur Night So Still où la voix est touchante de délicatesse). Pas seulement parce que la belle voix langoureuse de Stuart A. Staples joue la carte de la séduction (Come Inside) presque à la Bryan Ferry mais également par l’élégance de la musique, qui fait aussi référence aux œuvres plus calmes et récentes de Nick Cave & the Bad Seeds et même dEUS lorsque les Belges jouent la douceur. Les francophiles y verront également une parenté avec les derniers disques d’Alain Bashung ou de Kat Onoma.

La force de « The Something Rain » est de conserver une ambiance assez stable, une ligne directrice solide, tout en variant les arrangements. Ainsi l’album débute sur un long morceau de 9 minutes sur lequel Staples raconte une histoire, rappelant John Cale, et se termine avec la mélodique Goodbye Joe qui est agréable comme un interlude instrumental des années 70, clôturant l’album sur une note à peine plus légère que les intenses moments que nous venons de vivre en compagnie de ces trois musiciens Anglais de Nottingham.

Il serait facile d’imaginer des scénarii assez fascinants sur chacune des neuf chansons de ce microsillon. En fait, il suffit d’écouter ce disque dans une semi-obscurité (ou totale, selon vos goûts) pour voir défiler les images. Show Me Everything est à la fois mystérieuse et sexy qui n’est pas sans rappeler le Gainsbourg de l’époque Mélody Nelson. La pièce Medicine comporte de magnifiques violons qui échangent des mélodies avec l’orgue et le hautbois. La classe, mais jamais de prétention. Au loin des cymbales ambiantes couvrant le beat box. D’autres moments sont plus rythmés, avec une touche plus soul, comme The Fire of Autumn ou Sloppin’ Shoes (avec saxophones intéressants dès l’intro), mais ça ne tue aucunement l’ambiance. L’hypnose fonctionne toujours à perfection. Plusieurs grands moments qui se découvrent au fil des écoutes attentives, à condition d’être « dans le mood » pour ce type d’ambiance.

Tindersticks a été fondé en 1991 et tourne autour de trois musiciens, Stuart Staples (chant) Dave Boulter (orgue, accordéon) et Neil Fraser (guitare), autour desquels se greffent plusieurs musiciens aux formations et horizons divers. Staples a commis quelques albums solos dans la dernière décennie, mais est rentré au bercail, permettant la création de deux albums : The Hungry Saw (2008) et aujourd’hui The Something Rain.

- Desc. : Pop-rock soul sombre
- R.S.V.A. : Spokane, Nick Cave, The National

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