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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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The Hungry Saw

TINDERSTICKS

Constellation

vendredi 19 septembre 2008, par Nicolas Pelletier

(4/5) Le groupe basé à Nottingham en Angleterre s’est enfin reformé, pour le plaisir des petits et grands mélancoliques du monde entier ! Après un hiatus de cinq ans durant lequel le chanteur Stuart A. Staples a publié deux albums solo honnêtes, la formation spécialisée dans le spleen sombre et langoureux revient avec un septième CD studio, depuis leur premier, sorti en 1991.

The Hungry Saw est un magnifique album. Magnifique, mais triste. Triste, mais pas déprimant pour autant. L’illustration sur la pochette, montrant un cœur transpercé d’une scie donne le ton. Les musiques des Staples, Neil Timothy Fraser et David Leonard Boulter, trois des six membres originaux, sont délicates, presque précieuses, dans leur rendu des émotions exprimées. Quelques instrumentales parsemées tout au long de l’album sont belles à pleurer, dont Introduction, dès le début (évidemment). La voix grave de Staples est, comme toujours, soûlante d’émotions, à la limite du crooner… peut-être dans la même gamme que Nick Cave lorsque celui-ci laisse parler son cœur. Certains moments sont peut-être une coche trop « cheezy » (les flûtes sur The Flicker of a Little Girl tombent un peu trop dans le Burt Bacharach à mon goût… mais bon, c’est un détail).

The Hungry Saw est l’album qui vous fera pleurer comme une madeleine si vous avez le cœur brisé. Même si vous avez le moral, vous pourrez apprécier le doigté de ces excellents musiciens et la parcimonie avec laquelle ils utilisent leurs instruments (Mother Dear, épurée, mais pourtant puissante). Un excellent retour.

- Desc. : Pop délicat
- R.S.V.A. : Nick Cave, Jeff Buckley, Spokane

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