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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Born Again Revisited

TIMES NEW VIKING

Matador

lundi 2 novembre 2009, par Éric Dumais

(1/5) Un nouvel arrivant vient de pointer le bout de son nez chez Matador Records : Times New Viking. Cette formation, originaire de Columbus en Ohio, vient tout juste d’accoucher de leur dernier rejeton, Born Again Revisited.

Ce quatrième album, d’une durée de 30 minutes, est le résultat catastrophique du défoulement d’un trio américain, à savoir Jared Phillips (guitare), Adam Elliott (chant et batterie) et Beth Murphy (chant et clavier). Les trois musiciens, il faut le dire, n’ont pas choisi la voie de l’expérimentation musicale sur Born Again Revisited. On revisite, de façon assez brutale, le rock indie lo-fi et le noise pop comme nous l’avons déjà entendu sur leurs trois précédents albums : Dig Yourself (2005), Present The Paisley Reich (2007) et Rip It Off (2008).

L’album débute avec Martin Luther King Day, une composition relativement mélodieuse, qui mélange guitares grinçantes mais rythmées, chant légèrement saturé, bref, un semblant de nouveauté de la part des Times New Viking. C’est lorsque I Smell Bubblegum commence que les pendules arrêtent instantanément et que les vitres éclatent en mille morceaux. Le mélange des voix de Beth Murphy et d’Adam Elliott produit l’effet d’un vin bas de gamme. On a la tête qui tourne et on est pris de vertige. La guitare est insupportable tellement elle est saturée, alors que le clavier est grisant, voire capiteux. Ça y est. L’ivresse s’empare de notre esprit et notre tête tourne, et tourne, et tourne, sur des mélodies aussi étourdissantes que City On Drugs (qui fait penser aux Velvet Underground sur l’acide), Born Again Revisited ou encore Little World (1 minute 36 secondes de douleurs physiques et morales). C’est à peine douze minutes plus tard que l’on a droit à Move To California, une chanson beaucoup plus douce à nos tympans, que le chant légèrement strident de miss Murphy vient un peu gâcher. Puis, la dernière chanson de l’opus, Take The Piss, d’une durée de 37 secondes, nous achève aussi rapidement que si l’on marchait sur un champ de mines. Au moins, c’est la fin.

Pour les fans des Times New Viking, vous reconnaîtrez le style que vous avez aimé sur les albums précédents, à quelques accords près. Cela dit, un mauvais enregistrement demeure et demeurera toujours un mauvais enregistrement. Amen.

- Desc. : Indie rock noisy lo-fi
- R.S.V.A. : Sic Alps, Psychedelic Horseshit, Wavves

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